mercredi 4 juin 2008

rossée du soir

Comme premier châtiment, cette page d'écriture, confession d'un e., penaud, venant présenter ses humbles excuses. Hier soir, j'ai fait une petite crise. Une de ces rébellions ridicule de e., un peu fatigué et susceptible qui conteste les recommandations et décisions de M. J'en ai fait tomber mon tablier et j'ai jeté à terre, rageur, le gant avec lequel je portais un plat. J'ai même haussé la voix, fait rare. M. sur le coup est restée très calme, m'a raisonné, a cherché à comprendre les raisons de ma colère. La punition différée et réfléchie n'en sera que plus terrible. Elle m'a demandé d'exposer ici les instruments susceptibles de servir à ma correction. Ainsi que ma culotte blanche de cérémonie. Et de préciser toutes les composantes de la pièce de théâtre à venir, dont je serai l'infortuné acteur. Pour me rendre honteux, et anxieux à l'idée de la rossée qui se prépare. Elle choisira elle-même un des trois, celui qui se prêtera mieux au redressage. La badine souple et vive, qui tombe très vite, la cravache plus lente mais d'une morsure plus profonde, ou bien ce fouet maniable qui distribue sans ménagement des coups secs. Elle écoutera également les suggestions des lecteurs qui peuvent proposer et participer au forum de cette fouettée publique dont chaque moment, avant, pendant, après sera mis en scène. Une sorte de fessée participative en quelque sorte. Le nombre de coups ne me sera révélé qu'au dernier moment. Je ne sais encore si je serai pieds et mains liés, sans défense, ou libre de me débattre, mais au risque d'augmenter la dose à chaque dérobade. Autre ingrédient, non négligeable, le nombre de jours d'abstinence. Délicieuse et douloureuse retenue qui doit aussi être fixée par M. Trois jours ? Une semaine...Plus ? Je n'ai le droit de choisir que deux éléments : la tenue de M. et la musique d'accompagnement. Dans la famille spankrockeuse, à l'aise dans ses mouvements, je demande la version petit débardeur moulant entre Marcel et Lara Croft, short en jean, Doc Martens (l'idée vient de ce ) et chaussettes jusqu'aux genoux, foulard sur la tête pour rajouter une touche pirate qui fustige le capitaine ligoté au grand Mât. Pour la Mélodie du whip et du clac, j'avoue hésiter entre deux modes : un petit morceau Moderato cantabile, plutôt classique, voire romantique. Genre Chopin. Ou quelque chose de plus remuant, façon Björk, White Stripes ou Gossip... Allez finalement je choisis un compromis. Quelque chose de Folk. Cat power : The greatest. Enfin une dernière incertitude, le jour F. Cette variable m'échappe totalement, ce qui doit me permettre de rester constamment aux aguets. Demain ? Après-demain ? Ce week-end ? En attendant de connaître les réponses à toutes ces questions, je représente à M. mes regrets les plus contrits. Pardon mon Amour, je vous Aime. Je mérite ce qui m'attend.

5 commentaires:

amourcuisant a dit…

Moi, j'ai l'impression que vous ne risquez rien : M. est bien trop occupée à déguster son clafoutis tout en préparant le suivant. Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'elle ait l'idée de fouetter un peu de crème, ce qui risquerait de la ramener à vos blancs (mais dans ce cas ils ne le resteront pas longtemps) moutons.

Anonyme a dit…

Cher amourcuisant,

Vous voyez juste, vous, le spécialiste de la bonne cuisson.
M. est en effet très occupée à diverses préparations. Elle reste pour l'instant silencieuse, ce qui n'est pas forcément de bon augure : je pense qu'elle a l'intention de me laisser mijoter pour augmenter l'incertitude, et risque soudainement de m'assaisonner avec une sauce très pimentée ou aillée...

e.

Anonyme a dit…

Comment sur Rossée du soir

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de punir, ni de dresser, mais de redresser le comportement de e. qui a dévié.

Cette opération de « redressage » demandée par e. lui même sur Internet doit engendrer des résultats durables, et des marques durables doivent pouvoir en témoigner. La cravache me semble donc bien adaptée à la situation.

Bravo à e. pour la tenue de M dans ce scenario..
Deux suggestions pour bien valoriser ses choix.

1. Les Doc Martens. Je verrais très bien e. genoux à terre et largement écartés, M posant un pied sur le dos de e. pour gérer au mieux la cambrure, et maintenir e. en place. Cette position impose à e. des livrer totalement ses fesses à M. pour recevoir ce qu’il a mérité. Idéalement placée pour utiliser la cravache avec force et précision. M. pourrait à sa guise marquer les fesses mais aussi l’arrière des cuisses, voire l’intérieur
2. e. doit pouvoir profiter du spectacle. Un miroir placé en trois-quarts arrière lui permettrait de bien voir M dans son short en jeans certainement minimaliste, à l’aise dans ses mouvements, le cravachant à tout volée. Pendant les pauses il pourrait constater dans le miroir, la montée progressive des couleurs des morsures de la cravache ; avant de se concentrer à nouveau sur l’acte suivant du spectacle. Un petit coussin posé par terre pour soutenir sa joue dans une position confortable serait utile : son boxer Dim par exemple, car pour la cravache, les fesses seront nues.

Combien de coups de cravache, c’est vraiment à M. de décider.
Le plus important c’est que M. lâche ses coups. La cravache doit siffler, voler avec des séries rapides, puis des pauses éventuellement plus tendres ; avant de reprendre full force.
e. doit redouter, en regardant dans le miroir, le bras qui se lève, et être certain que M. a mis la force maximale dans la cravache pour lui offir ce dont il a besoin.
Exemple assez fun : une série de 5 (sur chaque « fesse »), puis 4 séries de 10 , enfin une série de 15 ; plus les bonus éventuels décidés par M qui doivent toujours être bienvenus.


Pour un redressage considéré comme justifié, je pense que e ne doit pas être attaché, il doit totalement se donner à M., offrir ses fesses, les écarter, se cambrer, demander des coups plus forts, craindre, supporter, remercier
Par contre, si e quitte la position imposée, alors le redressage sera repris au coup numéro 1 attaché cette fois, et en doublant le contrat.

Au bout de temps les marques vont elles s’estomper : environ 3 semaines pour une séance sérieuse.
A la demande de mon épouse je décris mon expérience personnelle :
Ma première fessée en public : Responsable barbecue, en string au bord de la piscine, j’ai fait trop cuire la cote de bœuf. Le verdict de mon épouse est tombé à table devant nos amis : va chercher la cravache. A genoux, les mains accrochées à la margelle de la piscine…et les fesses tournées vers nos invités, mon épouse fût très sévère.
Dans l’après midi, un commentaire redoutable a marqué cette journée : « il est très sexy comme çà, en string, les fesses bien zébrées ; tu devrais entretenir le maquillage » . Depuis le string est imposé, et le « maquillage » des fesses , par principe, bien entretenu à la cravache au moins chaque samedi matin.
Message pour e. : j’ai fait exprès de trop faire cuire la côte de bœuf
Message pour M. : mon épouse vient de me dire que, compte tenu de mes propos dans ce post, lors de ma prochaine séance de redressage, je peux être certain de recevoir la cravache sur le devant des cuisses et qu’elle aimerait déterminer avec vous mais aussi avec e. le niveau de sévérité requis.

Je vous souhaite une très bonne séance de redressage.

M. et e. a dit…

Très cher inconnu(?),

Merci pour votre passage et votre proposition de programme, captivante et rigoureuse, dont ; dois-je dire "hélas!", M. ne manquera pas de tenir compte.
La cravache semble donc tenir la corde.
Je suis sensible à votre témoignage qui dénote une grande expérience en matière de redressage. Je dois avouer être assez impressionné par votre récit de "fessée publique" (un de mes fantasmes récurrents). Nous n'avons jamais réalisé ce scénario. Pour le simple fait que nous n'avons ni piscine, ni barbecue.
Mais surtout nous ne sommes pas certains de la réaction de nos amis face à une telle découverte -sic. Peut-être est-ce simplement question d'audace ?
M., pour l'instant, diffère ses commentaires, jouant avec mes nerfs avec beaucoup de finesse, mais elle ne saurait tarder à sortir du bois...
Pour ce qui est de votre dernière question, je pense, au vu de votre potentiel et la complicité de votre relation avec votre épouse, que le degré de sévérité ne peut être que très élevé.

Bien à vous,
e.

M. a dit…

Rossée du soir ? Espoir...

Rossée du matin ? Carmin !

M.