lundi 9 avril 2007

Sans limite

Pour nous changer les idées, nous sommes allés visiter un site archéologique non loin de chez nous. M. avait décidé une pause dans l'initiation de e. Et pourtant...

Les arènes sont fermées... Le parcours commence par les thermes, où M. observe alors avec attention les ruines du frigidarium et des latrines, où elle ferait volontiers jouer e.

Il y a, hélas, un peu trop de monde.

e., lui, se demande s'il n'a pas des hallucinations : il voit des bites partout, colonnes, bornes, autels... Et qui plus est enchaînés !

Il ne manque plus qu'une statue du Dieu Priape et quelques fouets utilisés lors des Saturnales pour que le tableau soit complet.

Des vestales descendent la voie romaine pour venir le narguer.

Et portent des libations pour briser sa résistance tout en entonnant un chant envoûtant...

C'est un complot !

samedi 7 avril 2007

Douche froide

Notre périple initiatique se poursuit. De jour en jour, la situation est de plus en plus tendue, le désir de plus en plus dévorant, la frustration de plus en plus palpable...

Parmi les petits jeux et châtiments qui ponctuent ce parcours, j'accorde une place spéciale au rituel de la douche, exercice sous haute surveillance car la caresse de l'eau ne manque pas de provoquer une réaction immédiate de ma petite catin.

Je lui accorde l'autorisation de se caresser furtivement, pour se savonner, mais aussi par perversité, pour entretenir son trouble. Je le fais d'autant plus volontiers que je contrôle de bout en bout ses ablutions, et peux donc me délecter de ce spectacle.

Etrange paradoxe ! Me voilà à mon tour soumise à la tenaille du désir, devant ce corps humide et en émoi auquel il me faut résister. Demain, il sera puni pour tant de provocation, en recevant une fessée bien brossée !

M.

jeudi 5 avril 2007

Branle-bas de combat

Nous y voilà !

La petite séance de méditation s'achève pour e., assis sagement dans l'obscurité du placard, yeux bandés, boxer moulant serrant son membre sensible. Il est temps pour M-oi d'intervenir et de venir tester sa résistance d'apprenti yogi.

Cette première correction se doit d'être progressive et gentiment mais fermement administrée. Il s'agit surtout de mesurer sa "réactivité", tant sur le plan du rougeoiement de son postérieur que sur celui de l'arrogance de son vit... Les premiers coups tombent dans le silence des étagères surchargées. Il est concentré, notre petit yogi, il ne pipe mot ! Ce sont sans doute les vertus de la méditation... Je finis quand même par lui arracher quelques petits gémissements.

Ses fesses brillent de mille feux empourprés dans la pénombre. Ce n'est pas la seule partie de son anatomie qui se soit embrasée sous la badine-allumette : sa verge se dresse comme un phare turgescent. Pompier pyromane, je tente d'éteindre l'incendie. Ma main brandit la torche indécente, tandis que ma bouche tente d'étouffer ses flammes. Vainement. Sous mon souffle chaud, le brasier crépite et l'incendie semble prêt à gagner jusqu'aux étagères du placard-cage. Il est peut-être temps d'arrêter si nous voulons que ce petit jeu continue...

M.

Difficile d'enchaîner après ces beaux mots de maux...d'autant que je suis dans un drôle d'état, le clavier branlote un peu. Je me remets de la branlée évoquée plus haut. Qui m'a calmé dans un premier temps. Je n'ai pas dit un mot, serrant les dents à chaque fois que la gifle de la cane pénétrait dans mes chairs exposées...

Puis, très vite, à nouveau, branle-bas de combat des sens. Les caresses répétées de M. jouant avec les limites du désir, faisant danser ses doigts, avant de vite se retirer, me maintiennent pendant une partie de la nuit en éveil. Les pores de la peau, complètement électriques, je me réveille, petit branleur, avec l'envie de libérer cette chose qui hante mes pensées. Je repense à un livre de Moravia qui m'avait, adolescent, marqué ; j'en ai oublié le titre précis, c'est quelque chose comme "Lui" et il s'agit pour l'essentiel du dialogue entre le narrateur et son membre. Château ou donjon branlant une partie de la soirée, j'attends le soir, quand M., peut-être décidera de chatouiller de sa langue mes rêves les plus fous...

Peut-être décidera-t-elle aussi de m'ignorer complètement et de m'imposer une totale abstinence. Peut-être daignera-t-elle m'accorder une ou deux petites branlettes contrôlées, juste pour huiler la machine. Tout dérapage n'est évidemment même pas imaginable. Je dois d'ailleurs lui demander l'autorisation, à chaque fois que je me rends aux toilettes., et elle surveille de près le matin une douche très sensible. Le contact de l'eau tiède est une délicieuse épreuve...

Je ne me suis jamais autant senti catin, e. pudique, volontiers mondain, je me laisse aller à écarter les jambes dans le lit, m'offrant aux perverses manipulations de M., je me surprends à songer sans cesse aux turpitudes de la chair...Je la vis, je rougis, je branlis...tous mes repères explosent, en attendant...Je m'imagine, pour la cérémonie de la libération, quai de Branly, face à une statue océanienne...je suis dans un drôle d'état chère M., avec en plus ces personnes qui suivent notre feuilleton, aiguisant notre désir avec cette petite pincée d'exhibitionnisme qui relève encore le goût de la recette. Je crains que d'autres branlées ne surviennent pour me maîtriser...

e.

mardi 3 avril 2007

Volée de bois vert

Désir, frustration et plaisir. Superbe trilogie qui devrait rythmer nos jours et nos nuits à venir... Belle aventure dans laquelle nous voilà embarqués et que nous devons à Dame, qui a consacré à ce thème plusieurs très beaux messages (dont le dernier ici)
e. a démarré hier le récit de cette "initiation" qui doit le conduire à la maîtrise de son désir et de sa jouissance. Je serai donc sa Maîtresse-Yogi pour l'accompagner dans son entraînement. Maîtresse mais aussi apprentie puisque les désirs de M. seront également mis à rude épreuve !

Nous avons commencé hier par une "mise en jambes" ou plutôt devrais-je dire une "mise en bouche". Démarrage sur les chapeaux de roues, sans transition ni progression aucune, avec une mise à l'épreuve immédiate de e. M. a, en effet, réfléchi à un programme -théorique car il dépend du bon vouloir de m. ! nous cumulons les handicaps...- qui décline la thématique des 5 sens, tout en restant d'essence SM.

Demain, après l'inévitable café de e. (que, magnanime, je ne supprime pas pour l'instant) séance de méditation, en petite tenue, dans un lieu que je n'ai pas encore choisi, et petite fouettée matinale pour réveiller ses sens et stimuler son endurance... Je sais que cette correction appuyée ne le laissera pas de marbre : son membre de bois vert en témoignera. Mais même si c'est le Printemps, sa sève devra rester contenue...

Au jeu du dictionnaire, j'ai tiré deux mots : "émulsionner" et "laiteux". Curieux, non ?

M.

lundi 2 avril 2007

Mettre à part

Ces robinets majestueux, prometteurs mais fermés, comme première représentation de ce désir contenu. Deux jours que l'initiation a commencé, déjà. Ou seulement.

Rien ne s'est vraiment passé pour l'instant. Nous en sommes à la définition des règles du rituel à venir. La simple évocation de ce jeu de la frustration suffit à faire naître des sensations de plus en plus fréquentes et rigides au niveau de mon bas-ventre en émoi.

Nous avons juste commencé à "jouer au dictionnaire", ce qui signifie dans notre lexique amoureux et complice, ouvrir au hasard une page du Robert, pour y chercher un ou deux mots et composer des connexions et correspondances. J'ai tiré, ce jour, "privation" et "rinçure". Troublant.

M. rédige quelques lignes sur son carnet rouge, mémoire de ses désirs et de mes punitions soigneusement consignées. Elle est concentrée et m'ignore pour l'instant.

Tant d'inconnu me désoriente. Aucune idée des gages et des sollicitations qui m'attendent, je guette l'annonce des provocations qui n'auront pour but que d'affoler ce désir contenu. Nous avons fait une promenade au bord de l'eau, en ce début d'après-midi. Je ne sais pourquoi mon regard était irrésistiblement attiré par le phare rouge, au bout de la jetée...Je rêve de plages de sable fin, de noix de coco, de pieds nus dans des sandales, de Palmes fouettant mon épiderme. Fétichismes d'un désir d'Eté, premières manifestation de la frustration, les images se multiplient de plus en plus, les songes érotiques compensent l'absence de jouissance.

Un bon e. doit savoir larguer les amarres, se montrer un bon petit mousse, et préparer un jeu de cordes pour les déposer aux pied de M. la capitaine, la pirate, la corsaire. Je ne sais quand je pourrais à nouveau toucher crier "terre, terre", et laisser exploser ma joie en inondant d'une sève fertile cette nouvelle Cythère où nous accosterons enlacés...

J'ouvre une dernière fois le dictionnaire, avant de refermer ce premier message, et je tombe sur "maculer".

e.

dimanche 1 avril 2007

le doigt du désir

Ombre chinoise dans la pénombre,

l'amazone altière se dresse devant lui.

Il courbe l'échine sous le doigt menaçant,

patient, soumis, obéissant.

Sa canne de roseau ne rompt pas sous les coups, il le sait :

archet dans ses mains de musicienne,

pinceau ou couteau de l' artiste,

l'instrument grave une complainte riche en couleurs sur son postérieur en transe. ..

La Dame de la nuit hante ses rêves de son ombre brûlante...

Il se prépare à être initié, apprenti yogi, c'est ce soir que commence son initiation, sous l'égide de cette belle apparition. Nous en publierons ici les règles et en donnerons les impressions pour que vous puissiez suivre la partition de ce ballet de désir et de frustration mêlés...

dimanche 25 mars 2007

Annonciation

M. et e. sont très heureux de vous annoncer l'arrivée pour le Printemps nouveau de Petite m.
(Elle a déjà son petit caractère qui semble plus M. que e....)

dimanche 18 mars 2007

Rue des désirs obscurs

Un de ces lieux insolites qui dégagent une atmosphère mystérieuse et très SM : une petite ruelle couverte et donc très obscure, à quelques mètres de la mer, dans un petit village de pêcheurs sur les rives de la Méditerranée.
Cordes et filets ne sont pas très loin, et on ne sait plus très bien, lorsqu'on s'engage dans cet étrange passage, dans quelle époque nous risquons de basculer...
Gare aux soumis imprudents qui pourraient rapidement se retrouver ligotés à l'un des anneaux de ces murs de pierre.

jeudi 15 mars 2007

Sévices du Grevisse

Existe-t-il un calcul et une grammaire SM ?

Humm, le son et les phonèmes des "aïe" et des "ouille", qui nous secouent les occlusives et les fricatives, les jolies phrases simples sujet-verbe-complément comme "j'ai mal aux demi-lunes", les cédilles tracées par la badine, les accords du participe fessé, l'art de la M.ajuscule et de la minuscul-e., les syntagmes auxquels on se voue, les conjonctions de subordination et de soumission, les registres de langage dans nos jeux, du "soutenu" au "bondagé", les règles (en fer ou en bois) et les exceptions qui provoquent les punitions, le point-virgule qui fouette notre imagination, l'ellipse de correction en guise d'attente ; j'aime quand tu es singulière et que tu me déclines un pluriel en italique sur le bas du dos...

Bref l'inventaire ne manque pas de sel et mériterait un petit manuel pour accompagner nos séances d'Education Anglaise !

mercredi 7 mars 2007

Cage de lumières

Songe d'une nuit sans lune, voilée par un nuage ;

dans son filet d'indécence, e. emmailloté,

attend sans résistance la proche délivrance,

tout à la merci de mes rêves carnassiers.

La robe transparente de cette chrysalide

excite l'incandescence de mes désirs secrets

et s'écarte, impudique, sur les ombres naissantes

de nos étreintes. Fantasmes printaniers.

dimanche 4 mars 2007

éclipsm

Tout commence par les lunes de e. brillant dans le nouveau placard. Pour cette soirée spéciale éclipse, e. choisit, comme il se doit, une tenue noire - string, bracelets de cuir, jeans et polaire - sous le contrôle d'une M. d'humeur vénusienne. L'Observatoire n'est certes qu'à 650 m, la température est douce, néanmoins il convient de se couvrir pour affronter une nuit prometteuse de mystères.

Les lumières de la ville s'éloignent, et la nuit noire nous plonge dans une atmosphère fantastique entre H.P. Lovercraft et Hitchcock. L'astre blanc est encore visible, et nous arrivons sans problème sur une colline voisine, peuplée de longues et larges lunettes, qui ne manquent pas d'attirer l'attention de M.

Un petit diaporama, nous présente la lune sous toutes ses faces.

Les esprits de M. et e. battent la nuit en écoutant les explications de l'astrophysicien - barbu et rigolo comme il se doit - et se prennent à rêver de syzygies sm, et de croissants explosant comme une supernova. M. songe aux globes de e. striés d'étoiles filantes pourpres sous une nuée de coups. Le fouet en orbite déchaîne un vent solaire. Correction annulaire. Houle des mers lunaires.

Puis vient le moment de l'observation du phénomène astral. Petit à petit la lune est grignotée. Les estampes médiévales évoquaient l'oeuvre d'un dragon pour expliquer la mystérieuse disparition. Pas de quartier. Correction inéluctable et sidérale. En attendant l'heure de la lune rousse...

mercredi 28 février 2007

Les travaux de e.

Les préparatifs se poursuivent. Place aux aménagements intérieurs désormais. Avec un lieu qui est cher à M. car il offre d'inépuisables possibilités punitives : le placard ou dressing. Nous avons la chance d'avoir une pièce suffisamment grande pour l'utiliser dans des usages variés :

e. en camériste attentionné, peut y choisir-ou y ranger- les vêtements de M.

M. y entrepose ses accessoires (pour mémoire) et y enferme à l'occasion son soumis désobéissant. Malheureusement pour ce dernier, la pièce n'avait pas été, jusqu'à présent, aménagée, contrairement à nos projets d'alors, et restait d'un confort spartiate. Devant l'imminence de l'événement suggéré dans le post précédent, il a bien fallu se résoudre à quelques travaux. L'occasion pour e. de revêtir sa salopette et de se transformer en as de la chignole.

Il a été plutôt récalcitrant au départ, et M. a dû user de son autorité pour qu'il se résolve à manier la visseuse-dévisseuse. Il a été aidé par la malice et l'inventivité des amis suédois qui lui ont fourni en kit des placards, étagères et barres de penderies... M. est plutôt satisfaite du résultat. Reste à tester la modularité des rangements, et à inaugurer en grande pompe (sic) cette nouvelle pièce.

vendredi 23 février 2007

Car SM

Retour à la réalité après la tentation de Second Life...

Réalité qui s'apprête à être bouleversée par l'arrivée imminente d'un petit être qui va illuminer la vie de M. et e. mais néanmoins transformer quelque peu leur quotidien.

En attendant des messages sur l'art de concilier biberons et cravache, place à un premier débat d'ordre pratique : M. et e. affolés par le manque d'espace de leur fidèle petit véhicule (où caser la valise à accessoires -martinet, menottes, bottes...- lorsque le coffre est tout entier occupé par une poussette ?), envisagent de changer de voiture.

Nous n'y connaissons pas grand chose en la matière (e. n'est pas du genre à passer la peau de chamois et préfère la lecture des Inrocks ou de Dresseuse à celle d'Auto+ ...) et notre souci reste de choisir un modèle qui, bien que pratique, corresponde à une esthétique et une éthique SM.

Nous avons commencé nos recherches et devons avouer nous être égarés devant certains modèles :

- nous commençons très fort avec la Kangoo, à priori rigolote, plutôt jeune et moderne et surtout offrant une grande capacité de stockage (possibilité de ranger dans des filets cravaches et badines, voire même un fouet mexicain, vu la place. M. pensait même à l'installation d'anneaux au plafond pour menotter e. ). Cela dit, vu de près, le modèle est un peu moins séduisant. Cela reste assez carré et surtout assez onéreux.

- Deuxième piste incontournable, le fleuron de sa catégorie, la Scénic, au nom parfaitement adapté à notre univers, mais cela s'arrête là. Certes un certain espace et des équipements adaptés. Un peu trop adaptés justement. e. presque séduit, ou du moins presque convaincu par un vendeur directif (heureusement que ce n'était pas une vendeuse en cuissardes...), a failli céder au confort rassurant et s'est réveillé sous les coups cinglants du battoir de M. Pardon par avance à tous les pratiquants SM qui rouleraient en Scénic !

- Troisième piste, un modèle que nous n'avons pas encore essayé et dont nous tairons pour l'instant le nom - A vous de deviner !- mais dont la ligne rétro et originale nous a d'ores et déjà séduit. e. se verrait bien en soumis début de siècle, conduisant en livrée de chauffeur, M. vers des donjons de campagne. Cela promet de belles photos...

A suivre...

dimanche 18 février 2007

deCuir et de fantasme

A force d'en entendre parler, nous avons décidé d'aller faire un tour sur Second Life. C'est notamment grâce au dernier numéro des Inrocks où on trouve une enquête sur "le monde virtuel en ligne aux 3 millions de résidents : les internautes ne vivent pas que leurs fantasmes sexuels. Galeries d'art, salles de cinéma et de concert s'y bousculent. Un formidable laboratoire de tendances."

Voilà de quoi titiller tout esprit curieux. Nous sommes donc allés sur la page d'accueil et avons créé les avatars de M. et e. que nous vous présentons ici. Nous trouvons l'esthétique assez sympa. Nous en avons même profité pour nous marier, ce qui n'est pas le cas dans la vie réelle, en choisissant le même nom de famille (Comment aurions nous pu résister à un tel patronyme ?!).

Reste à franchir la porte et à vraiment entrer dans ce monde. Nous restons hésitants.

D'un côté, cela semble reposer, hélas, sur un principe lucratif, puisque dès l'inscription on nous propose d'acheter des Linden Dollars, l'unité monétaire qui permet d'évoluer dans ce méta univers. De plus il faut télécharger un logiciel pour "jouer", déjà que nous n'avons pas le temps de faire tout ce que nous voudrions dans la vraie vie !

D'un autre côté, la perspective de visiter des Donjons SM trash ("on peut s'éclater dans des clubs SM très rigolos où lorsque tu te fais décapiter, la tête repousse immédiatement", dixit Eric Troncy, critique d'art), de faire un tour dans le QG de campagne de Ségolène Royal "implanté aux abords d'un concessionaire automobile et d'un bordel britannique", ou écouter un concert de Suzanne Véga via son avatar.

"Bref, Second Life interroge sur la question du virtuel, du double et du réseau." D'un côté c'est effrayant et inquiétant pour les relations humaines, de l'autre c'est fascinant, et d'un point de vue artistique, cela ouvre des perspectives révolutionnaires et sans limites.

A suivre... Et pourquoi pas à bientôt dans ce monde parallèle...

mercredi 14 février 2007

Collection M. et e.

A l'occasion de la Saint Valentin, M. vous présente sa ligne de sous-vêtements exclusive SM pour soumis sportifs :

mardi 13 février 2007

J'ai une fessée à vous donner...

Actualité oblige, M. et e. entament leurs carnets de campagne. Fidèles à l'esprit de ce blog, nous essaierons de traiter ce sujet de façon ludique et distante.

L'idée est née hier après la deuxième édition de la nouvelle émission "J'ai une question à vous poser". La tendance participative glisse désormais vers la politique-réalité...Cela ne vole pas très haut, le débat reste pour l'instant assez vide. Une vision assez consternante. Mais c'est en même temps le genre d'émission qui fascine et qui prête à bloquer, surtout dans le cas de e.

Comme tout soumis a le droit de vote - et ne glisse pas forcément le même bulletin que sa Maîtresse dans l'urne -, e. a décidé de pousser jusqu'au troisième, voire quatrième degré en imaginant un autre concept : "J'ai une fessée à vous donner !". Ou comment tester le baromètre SM de la future campagne...

Après tout les liens sont anciens et remontent à la Révolution, où les sans-culottes et les lavandières corrigeaient parfois les aristocrates à grands coups de battoir...

Premier invité : Olivier. Il a fière allure dans son jean et son tee-shirt noir. Son débit crépite comme une cravache révoltée. Il ne ménage personne, fait virevolter les mots, et plus d'une bourgeoise rêverait sans doute d'être livrée à sa salutaire colère. On imagine la Patronne des Patronnes, le tailleur remonté jusqu'aux hanches, passant un mauvais quart d'heure dans son burau.

Deuxième invité : Marie-Georges. Sobre et digne. On l'imagine assez bien en Dominatrice juste redistribuant ses coups pour des fessées égalitaires. Cela en calmerait plus d'un. Pas de fioritures, des fessées à la main bien appuyées.

Troisième invité : François. Il a la main leste le Béarnais. Son côté mousquetaire, révolté du centre. Il a déjà montré de quoi il était capable avec la fameuse gifle. Les porte-parole énamourées de Nicolas et les présentatrices de JT n'ont qu'à bien se tenir. Il est remonté François, et tout cela avec une maîtrise de la langue toujours parfaite.

Quatrième invité : un couple. Dominique et José. Ils représentent la faction verte de l'action SM. Des verges et des badines de bouleau. Pour des fouettées bio, sans OGM. Pollueurs, ne croisez pas leur route !

Cinquième, et dernier invité : Mistress Ségo. Le rouge lui sied mieux que le blanc. Elle a un petit côté Professeur ou Domina. Elle corrige vite dans les débats le participant un peu trop impertinent. Quant aux fameux jurys... Quelles seront les punitions ? Néanmoins on reste sceptique quant à l'efficience des corrections. Son côté un peu prude laisse présager qu'elle osera à peine baisser le pantalon pour donner la fessée.

Et les autres nous direz-vous ? Notre choix est forcément partisan. Nous ne voulons pas confondre SM et violence, SM et intolérance...

mercredi 7 février 2007

Les ouvrages de M. et e.

La Saint Valentin approche et tous les soumis et soumises doivent, si ce n'est déjà fait, songer au cadeau qui comblera leur Domina ou Maître chéris...

Pour échapper au traditionnel martinet, à l'inévitable cravache, ou à la paire de menottes avec fourrure, M&e vous proposent un petit ouvrage original à faire avec déférence et soumission : le sac à martinet brodé au point de croix selon le modèle ci-contre (il s'agit ici du modèle choisi par e. Il faut juste penser à changer le nom...)

Comme Dame nous l'a rappelé il y a quelques jours sur son site (ici), les travaux d'aiguilles sont très à la mode en ce moment et cela ne saurait déplaire aux adeptes du SM. On peut en effet compter sur l'inexpérience et la maladresse de e. pour se piquer de multiples fois lors de la réalisation de cette jolie broderie, et sur l'intransigeance de M. pour se servir des mêmes aiguilles pour corriger son manque d'application... Sans évoquer, bien sûr, la nécessité d'étrenner le martinet et son petit sac lors d'une prochaine promenade...

Que cela donc vous aiguille pour valentiner sur le mode SM...

Et n'hésitez pas à nous envoyer la photo du modèle réalisé...

samedi 3 février 2007

A la chandeleur, le froid fait douleur

C'était hier la Chandeleur, nous avons célébré avec un jour de retard cette belle fête en sortant poêle et spatule...

e. a revêtu pour l'occasion son joli tablier rouge, dont le noeud semble répondre au souci d'élégance de Dame ; M., quant à elle a sorti son fouet pour battre farine, lait et oeufs.

e. devait s'appliquer pour faire sauter les crêpes, d'autant plus qu'il tenait, comme le veut la tradition, la poêle d'une seule main, l'autre occupée par la pièce d'or. Cela n'arrangeait pas sa maladresse naturelle, et une crêpe partit sur le sommet de l'armoire. M. ne voulut rien entendre au fait que cela promettait prospérité et récoltes abondantes, et il vit 36 chandelles...

A qui devait-il s'en remettre pour se protéger ? A Lupercus, Dieu romain de la fécondité, ou à Brigid, Déesse de la fertilité au sortir de l'hiver chez les Celtes ? Ou devait-il se contenter de méditer le beau proverbe :

"A la Chandeleur, au grand jour les grandes douleurs".

D'autant plus qu'aux premiers sifflements du martinet ce serait "Chandeleur, chant dans l'heure".

Pour plus d'informations sur la Chandeleur, voir ici.

mardi 30 janvier 2007

dimanche 28 janvier 2007

Tabou le totem sm

Ah le pouvoir évocateur des images....

Sculpture végétale venue d'autres latitudes qui me fait rêver. J'ai trouvé dans un des albums de M. cette photographie d'un voyage où je n'étais pas présent.

Envie de vivre, de partager cette image, de partir à l'aventure avec elle vers cette contrée inconnue. Une grande île je crois. Retrouver la trace de cet étrange jardin. Voilà qui me donne comme des élans vaudous, des rêves de rites magiques et inquiétants...Les latitudes se mélangent, je perd le Nord, je suis à l'Ouest. Puis je me retourne et soudain me gauguinise dans le lit. Des esprits orangés parfument cette nuit d'hiver. Se mêlent aux boiseries des bibliothèques où je consulte cartes et grimoires pour localiser le fétiche. Ca y est. Je crois que j'ai trouvé...

Mis à nu au pied du totem. Je crie, je hurle, "je t'aime" comme un talisman. Peintures tribales jusqu'au trou de balle, ou de bal...les poils légèrement grillés par des ombres masquées qui, leur forfait accompli, dansent en transe autour de la scène végétale. Ligoté. Les mains sur la tête. M. en tenue de cérémonie, maquillage de plumes chamarrées et robe ample aux tissus pékinés (comme ta peau bientôt me dit-elle), grande prêtresse de mon sacrifice. Saccades de sève anxieuse.

J'ai les mollets qui se dérobent, peut-être est-ce l'effet de cette pipe qu'on m'a forcé à partager avec M. et ses sbires. Soumis chaman. Destiné à délivrer je ne sais quelle prophétie bdsm et exotique. Je deviens la courbe de l'arbre à phallus. Entre arts premiers, baroque et performance contemporaine. Et ma verge que devient-elle ? Se gondole-t-elle ? Je ne sais plus, ma vue se brouille, je ne vois que les lianes qui me retiennent, les fleurs qui décorent mes testicules, ma poitrine phylactère couverte de runes...

Soudain la musique devient hallucinatoire, les femmes fessent avec rage la peau des tambours de pandanus. M. est à la baguette, chef d'orchestre impérieuse, qui semble avec un grand calme contrôler la folie de la fête. On me met un masque. On me couvre de crèmes et d'onguents, on me papaye la peau pour la rendre plus tendre . J'entend des claquements inquiétants un peu comme les bruits des mâts qui s'entrechoquent dans un port assiégé par la tempête. Des mains se pressent contre moi, m'entourent de cordes et de poulies. Je monte. Mon ventre épouse les courbes du totem. Je suis au sommet...les mains me lâchent en position assise, je tombe vers le...je crois entendre l'écho du rire de M...un rire qui ne s'arrête pas. Elle a volé jusqu'au sommet du totem, et me rattrape juste à temps pour me souffler "je t'aime moi aussi". Je me mets à rire aussi et à pleurer de joie. Puis, facétieuse, me chuchote à l'autre oreille : "on rejoue ?"

mardi 23 janvier 2007

Bulletin météo

Avis de tempête sur vos monts postérieurs : le baromètre indique une augmentation anormale de la pression. On peut craindre des averses de coups dès cet après-midi, avec des accélérations brutales pouvant évoluer en mini-tornades. Cravaches-éclairs et badine-foudre entraîneront localement de sérieux dégâts, accompagnées de terribles coups de tonnerre. Nous vous conseillons de débrancher vos appareils électriques. Ces orages bien que de saison seront particulièrement forts et pourront s'accompagner de grêle et de brouillards givrants dans les régions les plus basses et les plus exposées. Curieusement, ces tempêtes devraient entraîner une hausse du mercure, particulièrement visible sur le thermomètre et le lever du soleil s'accompagnera d'une forte rosée dans la région du Mont de Vénus, où un ouragan n'est pas à exclure aux premières heures du jour. Nous recommandons aux automobilistes circulant dans cette zone, et plus particulièrement aux poids-lourds, de rester prudents et de ralentir pour éviter tout risque de collision. Demain, la situation devrait se stabiliser et annoncer le retour du soleil. M-adame Météo.

mardi 16 janvier 2007

Franc du collier

e. porte son collier parfois à l'intérieur. Il ne l'a jamais encore arboré pour sortir : restaurant, cinéma, promenade, repas chez des amis (ah... débarquer pour une frangipane de saison chez des amis vanille et remplacer la sempiternelle couronne par un collier de cuir... De quoi pimenter un peu la cérémonie de la fève...)

Dommage, car M. aimerait bien le promener en laisse. Souci de mimétisme, peut-être, avec les nombreux voisins qui sortent leur chien dans la rue, pour un petit tour hygienique, le matin ou le soir... M. n'a pas de chien, mais un petit e.

Quelle scène délicieuse ! Imaginez un peu M. en deshabillé de soie sur bottes de cuir, discutant devant la boulangerie avec la voisine en bigoudis toujours très matinale, tandis que e. et Médor urinent de concert dans le caniveau en tirant sur leur laisse pour se renifler mutuellement... M. serait même prête à sortir ses aiguilles pour lui tricoter un petit manteau de laine noire pour qu'il n'attrape pas froid...

dimanche 14 janvier 2007

De l'autre côté du miroir

Hier soir, nous sommes enfin allés voir Shortbus, film américain totalement déjanté, qu'avait déjà évoqué ici Bricabrac au moment de sa sortie début Novembre. Il a fallu être patients mais le film est finalement sorti dans notre ville de Province.

Nuit chaude et agitée peuplée de rêves étranges.

Elle me regarde et s'approche de moi. Son corps nu ondule dans la pénombre. Ma main dessine dans le vide suspendu entre nous les contours de ses reins, la courbe de ses seins.

Elle sourit. Ses lèvres se posent sur les miennes. Elle me ressemble. Sa bouche est parfumée. Etrange voyage de l'autre côté du miroir. Je plonge en moi-même. Avec délices.

e. est assis dans un fauteuil derrière moi,derrière nous, immobile. Sa respiration rythme notre ballet. Petits entrechats sur la soie de nos peaux emmêlées. Nos corps jumeaux dessinent des arabesques dans la nuit frémissante. Je sens ses mains qui se rapprochent. Sa bouche qui baillonne la mienne. Il est là, contre moi, contre nous.

Repères brouillés. Réalité qui s'efface. Tourbillon de sensations mélangées. Des mains me parcourent, me bousculent et m'entrouvrent, des lèvres m'embrassent, me mouillent, me boivent. Je fais le grand-écart entre les deux pôles de mon nouvel univers, girouette affolée par ces deux aimants. Etrange ménage, étrange manège. Ma tête tourne. Ne pas trébucher. Pas de deux, ronds de jambe, soubresauts, sauts de biche, mes gestes s'emmêlent et se mélangent ; pirouette, cabriole, ses mains me font danser, virevolter... Je m'abandonne, emportée, tour en l'air, tour fouettée, tous sens saturés, musique en sourdine.

Fondu enchaîné.

Essoufflée..., épuisée..., je tire ma révérence. C'est la fin de la valse. Une étoile clignote dans la nuit endormie. Reflet moiré, éphémère. Comme un rêve. De l'autre côté du miroir...

M.

vendredi 12 janvier 2007

Dard-dard

Après le cours de coloriage place à la leçon de peinture.

M. a pris sa badine pour une analyse de tableau : c'est l'oeuvre d'un peintre haïtien, Jonas Profil, illustrant le Paradis.

Plusieurs éléments ont interpellé e. : l'arrêt sur image à l'instant fatidique de la tentation. Le refuge du garçon dans une cage végétale. Le choix offert par le peintre entre le postérieur du cheval ou de la jument, parallèle étonnant. Et bien sûr les charmes de cette Eve callipyge...

Adam semble ne pas faire le poids. Eve est aux commandes, gare à lui si elle le fait descendre de l'arbre pour le coucher sur le lit de fleurs blanches, surtout si en cueillant ce fruit charnu, elle en a profité pour couper une branche...

Et si l'univers onirique de la peinture haïtienne vous attire, il y a en ce moment au musée du cloître de Tulle (voir ici) une exposition nommée "Rêves et sortilèges", de quoi générer d'abracadabrantesques bravitudes...

dimanche 7 janvier 2007

Sage comme une iMage

e. a été sage

il a fait du bricolage.

Il a droit à une image,

pour faire du coloriage.

(M. a dans sa boîte une collection de dessins M.&e. à colorier)

vendredi 5 janvier 2007

Barbe et sm

Dans la série barbe à papa, poupée barbie, barbarella, voici désormais la barbe de e. L'occasion de lancer un vrai débat : "barbe et sm, pour ou contre ?"

Une question de fond qu'il convient de ne pas négliger. Le poil est-il compatible avec le statut de soumis ? Ou au contraire ce dernier se doit-il de rester imberbe pour témoigner de son dévouement et de son humilité ?

Dans la culture sm, il est rare de voir des soumis arborer un collier - sic- ou un bouc. Que cela soit dans les dessins de Stanton ou de Montorgueil, par exemple, l'iconographie, certes à poil, ne valorise pas la pilosité masculine. En serait-il autrement de l'autre côté...Le dominateur barbu serait-il davantage un archétype sm ? Collerait-il à la représentation que l'on se ferait d'un Maître tout de poil et de cuir ? Clichés...

Après tout le dominateur peut être très à l'aise, sans poil et en soie ou en coton. Les codes sont faits pour être inversés. Pour l'instant e. garde sa barbe - il a commencé par ne plus se raser puis a laissé pousser pour voir. M. aime assez son côté pirate tropical, façon Barbades, son petit air viking, ou dandy dix-neuvième...

Vous pouvez donner votre avis à ce sujet... Et dans tous les cas c'est M. qui tranchera, en présentant blaireau et rasoir quand elle décidera que cela devient barbant et que cela suffit. Et peut-être qu'à cette occasion cela sera une épilation totale !

lundi 1 janvier 2007

MeilleurS voeux

M&e vous souhaitent une heureuse, belle, bonne et sévère année...

dimanche 31 décembre 2006

Journal de l'année

Petite rétrospective de l'année 2006. En relisant les messages passés nous avons composé un petit collage d'images et de mots, une sorte de calendrier M.& e. pour vous saluer et vous souhaiter une très belle soirée de fin d'année.
Janvier

"Qu'importe le bâton pourvu que les fesses rougissent".

Février

"Etoile filante dans ma nuit dominante, babel de couleurs à mes pieds, tu bleuis, tu pâlis, tu frissones. Des luges de coups glissent le long de tes reins."

Mars

"Ma bouche est cet anneau que j'aime tant glisser le long de votre hampe".

Avril

"Le soir qui vient, en ce merveilleux Printemps, lacére souvent de pourpre les ombres naissantes".

Mai

"Demi-lunes qui ne demandent qu'à briller sous la morsure de votre martinet d'orties".

Juin

"Le terrible match opposant le SM Football Club et l'Olympique Echangiste".

Juillet

"Le sextant pointé sur les fesse-tivals de l'été"

Août

"Songe d'une nuit fessée / Soirée blanche, fée sévère pour nuit étoilée"

Septembre

"Dans le donjon de l'inconscient, tout s'enchaîne si vite".

Octobre

"Ma laisse est lasse, lisse, lascive...".

Novembre

"Inutile de faire compliqué, je vous veux dans le plus simple appareil".

Décembre

"La fessée, un sport ? Oui, c'est un art, c'est un jeu".

Bises et à l'année prochaine !

samedi 30 décembre 2006

Objet 2006

Le libé de ce week-end recense les objets qui ont marqué 2006...le crâne de Zidane, la veste de Ségolène, le polonium, l'urinoir de Duchamp...(c'est ici ). Pour nous, après avoir fouillé dans nos cartons, cela sera sans hésitation la badine de M.

Elégante, en bois naturel, fine, souple et claquante, elle laisse toujours de belles marques de son passage sur les fesses de e. M. la manie avec art, comme un fleuret du XVIIIe s, comme un sabre de Jedi....

Il lui reste à frapper les douze coups de minuit pour scander l'arrivée de 2007. Mais chuut, patience, il reste un peu plus de vingt-quatre heures à savourer.

Le temps d'autres rétrospectives...Bons préparatifs festifs à toutes et à tous.

vendredi 29 décembre 2006

Super e-ros

Après les modèles réduits, place aux Super Héros !

Grâce au costume confectionné par les soins de M., e. peut se transformer en Super e. pour aborder le passage à 2007.

Il peut désormais faire le ménage de tout l'appartement en moins de 15 minutes, recevoir 50 coups de badine sans broncher, faire les courses sans rien oublier et monter tous les sacs au 4e étage sans ascenseur, masser M. des heures durant, cirer tous les jours toutes ses paires de chaussures, repasser tout le linge en un clin d'oeil, et servir toutes les amies de M. sans renverser le thé...

Heureusement pour lui, M. n'a pas encore reçu sa panoplie de Wonder-M !

mercredi 27 décembre 2006

Donjons, chaînes et dragons

Lendemain de fête.

Les cadeaux sont déballés et e. s'amuse comme un fou avec ses playmobils médiévaux, façon Heroïc Fantasy...

Il n'est pas sûr que cette version corresponde à celle de la notice... Mais l'essentiel dans le jeu est de réinventer les règles...

e. a été gâté. Vous découvrirez bientôt le reste de sa panoplie...

dimanche 24 décembre 2006

Guirlandes de cuir

M. et e.
vous souhaitent un
Joyeux Noël !

vendredi 22 décembre 2006

Ménage de Noël

e. a mis, comme il se doit, sa tenue de soubrette pour le grand ménage de Noël.

Il a sorti son plumeau et entrepris de traquer la poussière.

Hélas pour lui, le contrôle de M. a révélé bien des oublis. Il a donc été puni comme il se doit.

M. a constaté qu'il gesticulait et gémissait beaucoup dès les premiers coups. Elle s'est rendue compte qu'elle avait quelque peu négligé la discipline ces derniers temps et que l'endurance de e. en pâtissait...

Il faudra en tirer des conclusions pendant ces vacances et reprendre un entraînement plus soutenu...

En attendant, M. et e. vous souhaitent de bons préparatifs pour ces fêtes.

dimanche 17 décembre 2006

Busy SM

e. parle toujours de ses fesses et aime à les montrer, quitte même à créer une Fédération fessue...

M. aussi. Même si elle n'est pas inscrite dans la même catégorie pour le championnat en question.

Vivement les vacances pour peaufiner l'entraînement et nous consacrer davantage à nos Correspondances. Nous délaissons un peu la toile en ce moment, pris dans le tourbillon d'un quotidien chargé...

A nous photos, scenarii, concours et aventures... Le Père Noël comme chez Dame et Mélie aura dans sa hotte des accessoires pimentés et des panoplies ludiques...

vendredi 8 décembre 2006

F.F.F.

A l'heure où la fièvre du ballon rond et les lacets du Tour de France sont déjà loin, et alors que la poudreuse peine à se fixer pour satisfaire les amateurs de glisse, il est temps de trouver de nouvelles pratiques sportives pour équilibrer nos esprits et nos corps.

C'est pourquoi nous lançons ici la Fédération Française de la Fessée. Déjà les premières voix, sceptiques ou amusées s'élèvent : la fessée, un sport ? Oui. C'est un art, c'est un jeu, c'est une punition érotisée mais c'est aussi une discipline physique à part entière. Et e. d'argumenter :

Les muscles du ou de la fessante ou fesseuse sont sollicités : avant-bras, biceps, mais aussi les cuisses qui supportent le poids du ou de la soumise. Le bassin et les abdominaux travaillent également lors des mouvements du bras. Quant au fessé(e), il est évident que ses fessiers, ses abdos, ses mollets, mais aussi ses bras qui reposent au sol participent à l'exercice.

Comment organiser alors cette pratique d'un point de vue sportif ? Cela nécessite bien sûr une charte et quelques règles (modulables).

Pour commencer la tenue est très importante. Les compétiteurs doivent être à l'aise. Pour la fesseuse ou le fesseur, une combinaison noire moulante, dans un tissu à déterminer, un bandeau pour tenir les cheveux, et une paire de tennis semblent suffire et confèrent une sobre sévérité de circonstance. Pour les fessés, une culotte rose, un top de la même couleur pour les filles, un slip blanc et un tee-shirt pour les garçons. Un dossard ( voire un fessard) avec un numéro permettra d'identifier les différents participants.

Le lieu ? Une grande souplesse semble de mise. On peut imaginer deux catégories, le jeu in-door et le jeu out-door. Dans un gymnase, un grand appartement, un château ou dans une forêt, sur terre battue ou sur gazon, en altitude ou en bord de mer...Grand avantage, entre autres, de ce sport : il peut se pratiquer en tout lieu et en toute saison. Il nécessite, qui plus est, peu de frais pour l'équipement.

Venons-en au plus important : le déroulement de la compétition. Comment évaluer et comment désigner les gagnants ?

Trois critères doivent être pris en compte.

La dimension artistique, liée à la grâce et à l'originalité des mouvements de bras du ou de la fesseuse, les déhanchements du fessée(e), les cris qui accompagnent cette danse. C'est le paramètre le plus subjectif.

Plus rigoureux : le temps de la punition. Un chronomètre impartial permettra de mesurer l'endurance des deux joueurs.

Enfin la couleur et les motifs imprimés sur le postérieur seront pris en compte.

Un sport se décline toujours de plusieurs façons. Combien de catégories, combien de compétitions ici ?

- La fessée classique, figures imposées. Les candidats s'inscrivent en couple déjà formés, et se mesurent à d'autres couples. Ils se produisent plusieurs fois jusqu'à ce que le couple le plus endurant soit désigné.

- La fessée mixte, figures libres. Les candidats s'inscrivent en individuel. Lors de chaque tour, par tirage au sort les couples sont formés. De la même façon jusqu'à la finale les différents couples ainsi constitués se mesurent.

- Le combiné-fessée : pour le 1 comme pour le 2 l'instrument de punition est tiré au sort et choisi pour chaque tour. A la main, au paddle, au martinet, à la cravache...

Pour chacune de ces catégories, des championnats départementaux, puis régionaux et enfin le Championnat de France de la Fessée.

Voilà. Tout cela demande donc une certaine logistique. Il faut des arbitres pour intervenir en cas d'irrégularité, des jurys, une buvette, des vestaires, un public, une journal sportif qui rende compte des tournois organisés dans chaque région et des plus beaux gestes techniques ( on imagine un nouvel Albert Londres s'extasier sur les forçats de la fesse...).

Mais quel beau sport ! Avec la possibilité de s'entraîner tous les jours à la maison.

M. et e. ont commencé pour la première épreuve, figure imposées. Complicité, confiance mutuelle, et endurance sont nécessaires pour cette pratique.

dimanche 3 décembre 2006

e. fait son cinéma

Après James Bond, voilà que e. se prend pour Tarzan...

Peut-être que cette nouvelle lubie est à mettre sur le compte du réchauffement planétaire. Il n'y a pas que les animaux qui perdent leurs repères...

Le petit détail qui trahit e., le soumis distrait, et qui risque de lui coûter quelques coups de badine qui lui réchaufferont les fesses : les pantoufles !

Et avec tout cela, nous n'avons pas encore vu Shortbus, toujours pas sorti dans notre ville. Pour l'instant nous filons voir Les Infiltrés...

En attendant Lady Chatterley que M. ne veut rater sous aucun prétexte...

mercredi 29 novembre 2006

e. à l'eau

Sunny sunday on the Croisette.

Un Anglais à l'eau se jette.

e., envieux, se dit "elle a l'air douce ! "

M., à Cannes, ne badine pas, et à l'eau le pousse.

"C'est un ordre !"dit-elle à l'envieux alors frileux...

Il se deshabille et de ses pieds le sable foule

Ca y est ! Il nage et fend fièrement la houle.

M. est satisfaite quand de l'onde

sort son James Bond !

vendredi 24 novembre 2006

Le tour de France de M. et e.

Ah, que la France est belle et riche de découvertes, se dit le voyageur curieux et avide de lieux insolites...

Voici notre petit carnet de voyage ludique pour des aventures pimentées dans les vertes prairies de nos belles campagnes :

Le voyage commence en Bretagne, où malgré le vivifiant crachin, nous nous arrêtons à Corps-Nuds, une charmante commune d'Ille-et-Vilaine (et s'il est vilaine c'est déjà l'occasion de lui donner une bonne fessée...).

Dynamisés par ce prologue, M. et e. reprennent la route. M. ne manque pas cependant de s'arrêter pour admirer le panorama de Belle Verge (dans la Mayenne).

Le chemin se poursuit un peu plus à l'Est, où, climat oblige, nous faisons étape à Froidcul en Moselle, célèbre pour ses grandes forêts où e. ne manque pas d'exposer son postérieur.

Pour le réchauffer, M. décide d'entamer la descente, direction Verges dans le Jura (décidément ! ). Un joli bouquet que M. met à profit lors d'un jour de repos dans le donjon du château illustré par de jolies sanguines.

Après cette punition corsée, forcément e. finit à Pleure (toujours dans le Jura). Nous ne sommes pas très loin de Rye, lui dit M., qui culpabilise un peu...

Elle se rachète en étant très sage, lors de l'étape suivante, à Bergères-lès-Vertus, dans la Marne.

Toujours dans la belle Bourgogne, e. subit une séance d'épilation à Poil (dans la Nièvre).

On oblique vers le Centre, et Deux-Verges nous accueille dans le Cantal, canton de Chaudes-Aigues.

Etape de circonstance à Sainte-Verge, dans la région Poitou-Charentes, dont le culte ne fait que commencer... Les adeptes du BDSM doivent-ils se réjouir de la résurgence de la légende de cette jeune et pure bergère étrangement dénommée Verge qui vécut au IVe siècle dans sa forêt ?

Un petit virage vers le Sud-Ouest, terres où il fait bon vivre. L'occasion d'accrocher quelques pinces à Monteton, dans le Lot-et-Garonne et de faire la fête à Montcuq (dans le Lot).

Et pour finir, forcèment l'arrivée se fait dans le bastion de Duranus, perché sur son promontoire. A visiter ici...

Voilà pour ce tour de France en 12 étapes. A vous de le compléter et de nous proposer d'autres arrêts insolites. Nous ne sommes pas passés par Condom, mais si vous prenez un ou une auto-stoppeur(euse) cette étape est indispensable...

vendredi 17 novembre 2006

Leçon n°2

Je m'applique, je m'applique. Mais il faut sans cesse remettre l'ouvrage. Et M. forcément de régulièrement corriger. Mes demi-lunes en négatif de ces patients exercices. De la glace au sifflement rougissant... C'est toujours un peu flou mais c'est parce que je suis ému par cette invitation au voyage. Prêt à traverser le miroir pour visiter ces globes toujours recommencés, et danser autour de ces belles badines. Alllez ne fléchissons pas face au flash. Je reprends mes clichés. L'Amour du modèle sublime...

dimanche 12 novembre 2006

Soyons Flous !

Atelier photo (I) M. Cher e. j'aime beaucoup l'idée que vous me preniez en photo, mais franchement vous avez des progrès à faire . Le flou est certes parfois artistique mais là vous exagérez... e. Pardonnez-moi mais quand je tiens l'appareil et que je vous regarde je ne peux m'empêcher de trembler... M. Je vous ai prévenu. Une photo floue, c'est 15 coups de martinet ; et là pour cette dernière séance l'addition s'annonce salée... e. Après tout je crois que novembre est le mois de la photo voilà qui me stimule pour apprendre. A votre contact je ne manquerai pas de remplir mes objectifs et de me focaliser sur mes petits défauts. M. Sage résolution. Pourquoi pas un petit stage ? Inutile de faire compliqué : je vous veux dans le plus simple appareil ! Et arrêtez de jouer avec votre zoom ! e. Attendons le premiers tirages avant toute évaluation. Ne bougez pas je déclenche le flash. M. Qu'il ne m'éblouisse pas sinon le slash de mon martinet lui répondra sur un très grand angle !

mercredi 8 novembre 2006

M.e. notes

Comme nous ne savons pas comment faire apparaître de façon permanente des liens vers nos amis nous nous devons de leur consacrer un petit message en guise de menu ou en guise de programme d'une journée très sm et pimentée sur la toile...

Le matin commence par des étirements, une bonne tasse de café et une visite chez Dame, comme un hommage des perles de l'Aube à cette nouvelle journée qui commence. Et là on voyage pour rire, frissonner et songer toute la journée à ses dernières trouvailles et récits.

Vers 10H, une pause lunch s'impose. Ambiance fine et détendue autour d'un méli-mélo de mots délicieusement assaisonnés. Puis à midi on remet ça du côté de B&B avec un menu exotique et toujours séduisant pour nos papilles en résille.

L'après-midi ne saurait se concevoir sans un goûter, indispensable aux nostalgiques de l'Education Anglaise. C'est du côté d'Amour Cuisant et de Mandorie que nous dégustons quelques tartines pour garder des forces pour la soirée...

Apéritif pimenté en terrasse, caressés par le soleil couchant, quelques glaçons s'entrechoquent du côté de kokine et de mademoiselle, toujours très nature. En guise de mise en bouche quelques maux biens choisis, aux parfums de rose passion.

La nuit tombe. On sort notre tenue de soirée. Les cravaches noires chuchotent sous nos habits pour rentrer dans les antiques palais romains où nous cherchons des manuscrits secrets pour guider nos écrits pourpres. Le ciel est constellé de nombreuses étoiles.

La nuit avance, c'est l'heure de Lucien, l'homme des platines, notre voisin et poète qui a repris son journal...

Et puis bien sûr il y a toutes les autres petites adresses sympathiques où nous flânons parfois et toutes celles qui restent à découvrir et déguster...

lundi 6 novembre 2006

Version M. et e.

Un petit questionnaire circule. Nous l'avons croisé chez Dame. Voici notre version : 1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne : "Comme la plus piquante satire de notre amour : Vénus" (La Vénus à la fourrure, Sacher-Masoch, édition Mille et une nuits) 2) – Sans vérifier, quelle heure est-il ? 21h43 3) – Vérifiez : 21h50 4) – Que portez-vous ? all in black (M. comme e.) 5) – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? On se regardait... 6) – Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ? The sounds of silence 7) – Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ? Nous sommes sortis manger au soleil sur notre balcon... 8) – Avez vous rêvé cette nuit ? Oui, mais on n'en parlera pas. 9) – Quand avez-vous ri la dernière fois ? Il y a deux secondes (une seconde pour M. et une seconde pour e.) 10) - Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? Des tableaux et des livres dans la bibliothèque. 11) – Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? Deux pains au chocolat, un café, Libé et après on réfléchit... 12) – Quel est le dernier film que vous avez vu ? The Queen de Stephen Frears (bof...) 13) - Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ? e. avec une badine jouant à M. dans le secret du dressing. 14) - Que pensez-vous de ce questionnaire ? Est-ce grâce à lui qu'on peut devenir multimillionnaire ? 15) - Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore M. aime la compote et e. le chocolat... 16) - Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ? Chuut... Vous le saurez bientôt... 17) – Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ? Chuut... Nous nous donnons 3 ans pour y répondre. 18) – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ? Et pourquoi ne pas étranger sa vie ? 19) – Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? Pas mal votre blog... 20) – Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Tout le reste... 21) – Aimez-vous danser ? Oui, le pogo comme le tango, en solo comme en duo... 22) – Georges Bush ? En couverture du dernier n° de Courrier International. 23) - Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? Difficile à dire, cela fait si longtemps... Peut-être Desperate Housewifes il y a deux semaines... 24) – Quelles sont les quatre personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Les quatre fantastiques, et puis qui veut...

samedi 4 novembre 2006

Miscellanées

Quinze jours de pause bloguesque pour cause de vacances et de période active. Le temps s'accélère, et du coup on se lève de la chaise et on se voue à d'autre d'écrans, d'autres lumières. Petite virée à Paname où nous avons, d'expos en expos et de promenades en promenades, du Canal Saint-Martin à Montparnasse , délaissé un peu le contact du clavier. Ecluses pour laisser passer de nouvelles pages renouvelées. Le temps de quelques spectacles, de quelques toiles ( Dans Paris, justement, que nous avons beaucoup aimé ). Puis on jette l'ancre...Comme après toute absence le retour n'en est que plus fort et émouvant. On découvre qu'une des fleurs de notre jardin intérieur a lancé une nouvelle pousse, comme une ode souriant à la vie. Enthousiastes, fébriles, nous mettons à jour la lecture de nos favoris qui ont continué à créer, nous redécouvrons l'éventail des possibilités, nous réflechissons sur le thème des prochains messages. Un message sur nos aventures urbaines, sur un nouvel accessoire, sur nos liens, sur le dernier questionnaire proposé par Dame ? Tant d'images dans la tête... Quant à M. elle songe à toutes les punitions consignées dans son carnet qu'elle va pouvoir mettre enfin à exécution de retour dans notre Donjon intime, en contemplant, majestueuse, l'horizon de nos rêves...