jeudi 25 septembre 2008

M. agicienne

M. en ce début d'automne ne cesse de muter, et de plus en plus se transforme en Domina des champs, Elfe sévère des forêts, cherchant en tout lieu les formules magiques qui lui permettront d'emprisonner e., livré à son bon plaisir....

Vous êtes ma vénérée M. agicienne, je rêve de mijoter délicatement, nu dans votre chaudron, pieds et poings liés, livré aux folies de vos potions sévères....

M. et e. saison automne-hiver s'annonce sous le signe de la fantasmagorie...

lundi 22 septembre 2008

Fée bottée

Point météo.

C'est l'automne...même dans le Sud. ;-)

Quelle belle saison, M. et e. adorent.

Il est temps de ressortir bottes, k-way et chapeaux pour partir en promenade.

Dans la forêt, elfes et fées fesseuses attendent, en embuscade, pour nous prendre au piège de leurs filets de pluie....

jeudi 18 septembre 2008

Votez et fouettez !

En suivant les pas de Lady DvL, c'est l'occasion, à l'approche de l'automne de sortir un petit souvenir hors concours.
Si vous n'avez pas encore fait votre devoir civique, vous pouvez voter jusqu'à lundi prochain minuit, marque de la cravache faisant foi. C'est ici !

vendredi 12 septembre 2008

Fier de ma Reine

Ma Reine, je serai ce soir votre flibustier, le bandit filou de vos bas et de vos hauts ; des pieds à la tête, votre adorateur frémissant...

Gorgé de sève, je dois ce soir venir vous honorer avec art, pour faire fuser ensemble la petite musique de nos sens survoltés...Larron fripon sous vos jupons froissés, je vous harponne.

Festival d'odeurs et de sons, festin pour nos papilles, pupilles en papillon, fugue des mains exploratices...

Folâtrer sur votre corps, vous frôler, vous faire frissonner comme dans une chanson de Marianne Faithfull.

J'allais sous les draps, M. ! "et j'étais ton féal".

Je suis le serviteur de vos désirs, obéissant avec délice à vos caprices comme à vos sévices...féérie.

dimanche 7 septembre 2008

Ma Reine, jour et nuit.

C'est ma Reine que je fête aujourd'hui.
Reine de jour, elle sait être sensuelle, câline et attentionnée. Reine de nuit, féline et mutine, elle peut devenir très sévère, intraitable et exigeante. J'aime ses multiples facettes, ses masques et ses jeux de piste déroutants.
En cette fin d'été, la luminosité du couchant commence de la transformer. Elle aiguise et entraîne badines et cravaches qui tournoient à vide dans l'air. Elle tisse sa toile. Elle peaufine le scénario de mes tourments annoncés.
Sans même avoir le temps de crier, un soir, je vais tomber dans son filet étoilé...
Et je pleurerai, de joie et de douleur mêlés.
Ma Reine, ne me ménagez pas, exigez de moi le meilleur, notre Amour ne saurait tolérer aucune négligence.
Ma Reine, je suis votre dévoué serviteur.
e.

vendredi 5 septembre 2008

Anatomes crochus

Cela bouge du côté de la rentrée littéraire sur la blogosphère bdsm !

Comme chaque année la reprise révèle de belles surprises., dont voici, entre autres quelques premiers extraits.

A commencer par un ingénieux et palpitant CONCOURS :

Si ce n'est déjà fait, allez-vite voter et vous inscrire du côté de chez Dame. Vous y trouverez forcément votre compte, d'un côté comme de l'autre. Dépêchez-vous il ne vous reste que quelques heures - jusqu'à ce soir minuit pour voter. Ce concours c'est vraiment le pied.

En écho à l'art de la photographie, le septième art n'est pas en reste. Il se passe toujours des choses, côté culture, chez bricabrac. Elle nous met l'eau à la bouche, et le reste, en chroniqueuse curieuse et vigilante à la Mostra. Sa critique du dernier Schroeder donne très envie !

Côté Histoire, il faut aller faire un tour dans la machine à remonter le temps de Lady_DvL: on y apprend de passionnantes choses sur les différentes conditions serviles en Egypte et Rome antiques...

A suivre...

mercredi 3 septembre 2008

Blanche de Fustige

Après M., c'est au tour de e. de s'exposer. Nous poursuivons nos pages d'anatomie.
A chaque reprise, M. programme une session sévère de châtiments bien dosés, afin de mettre immédiatement son e. sur le bon chemin. C'est aussi l'occasion de rectifier le tir après une plus grande souplesse estivale. Eviter que le cul-blanc ne devienne trop blanc-bec.
M. aime bien annoncer cette cérémonie punitive, en restant délibérément floue sur le moment de l'éxécution. Elle en profite pour entretenir le désir et les cheveux blancs d'un e. anxieux par des petites séances éphémères de milking au lever. Tempête de neige différée. M. période blanche. Pile et face. Facéties face aux fesses. Effacer et fesser au white spirit.
Elle contemple les demi-lunes laiteuses, se réjouissant à l'avance de l'instant où elle décidera de mettre un peu de couleur sur cette toile vierge, en variant les spectres. M. aime les contrastes. Commencer par battre les oeufs en neige pour obtenir un joli blanc cassé, puis rosir légèrement avec des petits bruits blancs, rougir, voire violacer...Pour l'instant simplement regarder la colonne de Buren et continuer de faire attendre.
(A SUIVRE)

lundi 1 septembre 2008

Aux pieds de M.

Après nos longues marches estivales, il est temps de se poser un peu. et de reposer nos pieds.

Enfin, surtout ceux, précieux, de M., cela va de soi.

Nous retrouvons, qui plus est, après quelques travaux réalisés par un e. de plus en plus bricoleur, un bureau tout neuf. Nos ordinateurs sont opérationnels.

Ambiance frémissante, avec ce je ne sais quoi d'indéfinissable dans l'air de septembre. Les martinets sont partis depuis plusieurs semaines, mais badines et fouets tressés sont prêts à prendre la relève.

L'occasion de démarrer cette reprise en fanfare, avec, nous l'espérons de belles vendanges à venir !

lundi 18 août 2008

Jeu d'été

Suite de nos promenades estivales. Même sous un soleil de plomb, il est bon de savoir lever les yeux pour découvrir des perles d'architecture. Ces dernières se déposent dans le lit de notre imagination et nourrissent des scenarii au parfum libertin...

Petit jeu sm de difficulté progressive pour nos lecteurs :

1) Que peut-on relever d'insolite sur cet image ?

2) Quels peuvent être les usages de ce bal-con ?

3) Dans quelle ville se trouve cet hôtel particulier ?

4) Quelle sanction M. va-t-elle infliger à e. pour le punir de cette distraction coquine ?

dimanche 17 août 2008

Carte patrimoine

Au fil de nos promenades estivales, cette petite découverte dans une jolie cité haut perchée...
De quoi laisser l'esprit, et le reste vagabonder, pour un séduisant voyage dans le temps, une fois cette porte passée...
Ordre ou invitation, e. est prêt à s'éxécuter !

jeudi 31 juillet 2008

La porte aux MétamorphoseS

Cette porte est une magnifique machine à remonter le temps et à tricoter les songes...
Un passage par les Annés Folles, puis par le XVIIIe, chers à M. et e., pour faire étape dans une charmante et fortifiée cité médiévale.
Dentelle et Satin, cheminant dans la fraîcheur d'un petit matin en montagne, croisent soudain Cuir et Chaîne.
M., reçoit d'un mystérieux messager un coffre, où elle découvre statuettes, bottes, gants, et long fouets tressés sur mesure.
Tout en caressant les lanières de ses nouveaux présents, elle observe les dernières étoiles qui s'étirent dans le ciel.
Foin des fessées avec fioritures, des fouettées aux falbalas, administrées avec soin dans les boudoirs de l'hiver...
C'est d'authenticité, d'austérité, de sobriété dont elle a envie désormais cet été.
De bonnes corrections qui claquent et qui calment, qui marquent le corps et l'esprit, qui déchirent l'aube silencieuse.
e. en pénitence aux oubliettes, tout ensommeillé, encore loin de tout cela, rêve d'un café corsé et d'une bonne baguette de pain chaud...

samedi 26 juillet 2008

Carte cochon

Notre Voyage aux Pyrénées : nous n'avons pas croisé l'Ours mais cette superbe fontaine...qui donne envie de se désaltérer, mais aussi de faire des cochonneries, de grosses cochonneries, toute la nuit, jusqu'à plus soif.

Une petite pause fraîcheur, avant les nouvelles étapes du joyeux périple estival de M. et e.

(A SUIVRE...)

mercredi 9 juillet 2008

Chambre avec vue

M. et e. prennent leurs quartiers d'été, direction leur donjon de vacances...
A bientôt pour des cartes postales envoyées de nos étapes.

Bonnes vacances à tous,

M. et e.

dimanche 6 juillet 2008

Sous les ponts d'Avignon

Diamant noir de la littérature érotique du XVIIIe siècle , Thérèse philosophe, le plus souvent attribué à Boyer d'Argens, est au programme du festival d'Avignon cette année. A ne pas manquer demain à 19H et à suivre ici pour tous ceux qui sont out du in ou du off :
Que le souffle d'un mistral libertin flagelle nos corps et nos esprits !
C'était la minute culture de e.

samedi 28 juin 2008

Plage SM

Vu sur une baraque de chantier, cette annonce pour une entreprise de constructions modulaires.
Aussitôt l'image capturée, je me suis empressé de faire une recherche sur cette commune et l'origine du nom.
Première interprétation, au Moyen Âge, le seigneur de Mollerie, prisonnier de celui d'Ambois, tournait la meule de son vainqueur : "meunier captif", d'où le terme de "Mouilleron-le-Captif". L'explication linguistique, comme souvent, paraît plus juste : le nom du village viendrait du terme "Mollerie" signifiant terres molles, humides.
Evidemment tout cela ne me satisfait pas complètement, et j'imagine une troisième option :
En ces temps de premières chaleurs, sur une plage - naturiste ?-, ou au bord d'une rivière, M. a décidé d'attacher e., prisonnier d'un arbre ou d'un buisson. Il ne porte qu'un petit slip blanc et de l'écran total. Pendant ce temps, sourde aux appels à la clémence de l'infortuné, M. part faire une promenade dans la pinède voisine.
Au retour de M., évidemment e. avait mouillé son slip. La sanction, comme à chaque fois, fut immédiate : déculotté, il subit le fouet jusqu'aux premières larmes.
D'où l'expression : Si Domina attache trop longtemps son soumis, alors mouilleron le Captif.
PS : je dois préciser que le superbe récit de Mélie et les épisodes de la rubrique Intermède de Dame , n'ont pas été sans inspirer ce message.

mercredi 25 juin 2008

Perdre pied

Les pieds de M. sont beaux ainsi lacés. D'humeur spartiate, ils avancent, lentement mais sûrement, sur les tomettes, hérauts d'une nouvelle punition annoncée.

Ils viennent tout d'abord réclamer l'offrande du vernis, cérémonie où e. doit habiller les ongles d'une chaude et stimulante couleur.

Puis vient le temps où soeur main, vêtue aussi de cuir, sort ses lanières et bat la mesure sur les parties exposées de e. qui, peu fier, en oublie toute retenue et en remue les arpions de douleur....

C'est seulement, après, peut-être, l'orgueil dans les talons, qu'il pourra déposer sa liqueur comme une offrande pédiluve...

mardi 17 juin 2008

Bac à soufre

Hier, c'était la philo. M. m'a ordonné de m'y coller ce matin, en traitant un des sujets au choix. Le choix n'a pas été difficile et s'est porté sur un devoir de la série ES :

"Peut-on désirer sans souffrir ?".

Le traitement n'est pas pour autant coton, il a fallu rassembler quelques notions un peu lointaines.

Je commencerais par une définition du désir : tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Puis par celle de souffrir, transitif ou intransitif, supporter quelque chose de pénible (de "sufferire" et "ferre" = porter) et par extension éprouver une souffrance, des douleurs physiques ou morales. En opérant une distinction, sur laquelle je reviendrai, entre souffrance et douleur, je suis en option bdsm, on ne se refait pas.

Dans une première partie, je parlerais du désir comme manque. On désire ce qu'on n'a pas - un étui pénien par exemple. Le désir en soi est insatisfaction. Le désir désire ce qu'il n'a pas, il est donc hanté par la mort. Eros et Thanatos, le couple classique. Il faut faire ici référence aux classiques, les stoïciens et les épicuriens, et Platon qui dans Le Banquet évoque les effets néfastes de ce manque. L'objectif étant d'atteindre l'ataraxie, l'extinction des désirs, pour éviter de souffrir. Le philosophe étant une sorte de Superman, susceptible à force de raison et de méditation d'y arriver avant les autres. On pourrait aussi évoquer les mystiques, occidentaux ou orientaux. Tao, zen, Bouddha notamment invitent à lutter contre le désir de posséder, le désir d'être puissant, qui ne peut que générer la souffrance de la perte ou de l'échec. Pour ne pas souffrir, il faut donc se détacher du monde. Eviter le bondage donc. Par contre les verges, en vogue chez les antiques, me paraissent indispensables pour dresser ainsi à l'ascétisme, comme à Sparte. Notons cependant que dans ce cas de figure, et chez Platon, une confusion s'établit souvent entre besoin et désir. Le besoin est d'origine naturelle. Il est souvent physique, c'est la pulsion animale qui nous anime. Alors que le désir est davantage psychologique. Il témoigne de notre liberté, dans sa formulation et dans son renouvellement. Le besoin s'abolit dans la satisfaction, et génère d'autres besoins (ressort qu'utilise notre société de consommation et de publicité) alors que le désir n'est jamais satisfait.

Au-delà de la souffrance, le désir du désir n'est-il pas avant tout le plaisir ? Qu'espère le sujet désirant, sinon de désirer toujours, de ne jamais en finir avec la satisfaction, source de vie ? Le désir est alors perçu comme une puissance. Et Spinoza arrive, ici, contre Platon. Le désir est l'essence de l'homme pour le philosophe hollandais. Le désir précède et donc instaure la valeur de son objet. Ainsi, je pose un soumis-maso, qui désire une cravache ou une badine. Il ne désire pas ces deux objets parce qu'ils sont bons, mais parce qu'il les désire. De même pour le fétichiste qui fantasme sur une paire de collants portés par sa Maîtresse : les collants, un peu sales, ne sont pas en eux-mêmes bons. C'est le désir, un peu fou, d'être relié à sa Maitresse, en portant par exemple en baillon cet objet qui lui donne sa valeur. Nous jugeons bons, cravache, badine et collants, parce qu'ils nous apportent la puissance d'exister. C'est la puissance de vie, ou conatus, chère à Spinoza. Et dans conatus il y a (...), et dans Spinoza il y a (...). Ce qui rend le système des plus sympathiques. Dans la même veine, le désir est un moteur par son caractère subversif. Le désir peut refuser ce qui lui est donné, s'insurger contre l'ordre et la valeur que l'on tente de lui imposer. C'est de lui que jaillissent les utopies. Ainsi de nos jeux, toujours en décalage, qui scénarisent, créent de nouveaux codes anticonformistes. Le désir est révolutionnaire, comme le montre Deleuze. Qui d'ailleurs a publié une édition critique de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch.

Une troisième partie est-elle possible ? Elle commencerait par distinguer désir et désir, et introduire la notion de volonté qui peut contrôler les désirs dont la satisfaction dépend de nous. La volonté nous permettrait de canaliser nos désirs, et vus qu' a priori on désire plutôt la joie que la peine, le désir serait alors non pas écarté mais gouverné par la raison. "Sois sage, ô ma Douleur, et tiens toi plus tranquille" nous dit le poète. Ainsi un soumis, soumis à des crises priapiques, témoignant d'un désir inconsidéré pour sa Maîtresse, pourrait être calmé par plusieurs méthodes : le port de la cage de chasteté pendant quelques jours, une douche très froide sur ses parties intimes tous les matins, ou une petite séance quotidienne de milking à la sauce Tao. Cela conduirait donc à une sorte de désir raisonnable, et de souffrance contrôlée. Mais la notion de souffrance est ambiguë. La souffrance psychique est toujours désagréable, une souffrance physique gênante est aussi à bannir. Il n'en est pas de même de la douleur, qui peut être recherchée, voulue par le(la) masochiste avec la complicité de sa Maîtresse (ou de son Maître). Le désir devient alors désir de souffrance-douleur. Le plaisir est dans la douleur, qui est recherchée. C'est notre univers bdsm.

On ne peut donc désirer sans souffrir mais on peut aimer souffrir, prendre du plaisir dans un désir de douleur, dans un monde d'imagination et de fantasmes qui génère sans cesse de nouveaux jeux, consentants, qui apportent le bonheur d'un désir qui commence à satisfaire un désir qu'on imagine pouvoir durer toujours.

PS : Ceci ne saurait en aucun cas constituer un corrigé académique, ces lignes très libres sont un exercice de style. J'espère néanmoins l'indulgence du jury pour ma contribution...

samedi 14 juin 2008

blog ent.rénové, beaucoup de charme, idéal couple amoureux

Impression étrange de revenir d'un long voyage et de rester un peu surprise une fois la porte poussée... Bref coup d'oeil circulaire, c'est bien là... Mais quel changement !

Les meubles ont été poussés, les murs repeints, la déco modernisée. C'est grand, chez M&e !!!

Il faut que je pose mes valises, que je m'installe tranquillement. Pourquoi pas un bon bain ? C'est sûr, c'est un peu-beaucoup ma faute. Débordée, toujours en train de courir, j'ai un peu trop négligé nos Correspondances. Les araignées commençaient à y installer leur toile, e. m'avait bien mise en garde... Rien n'y a fait... Allers et venues sur la pointe des pieds, comme dans une résidence secondaire un peu trop lointaine ; juste le temps d'ouvrir les volets et d'aérer un peu...

Mais e. est un bon soumis, prévenant, attentif. En silence, dans une relative solitude, il est venu faire vivre notre maison. Il s'est même lancé dans des petits travaux de rafraîchissement, comme on dit. Un coup de peinture, quelques modifications dans la décoration, presque rien, mais de quoi surprendre M. et accueillir de manière festive son retour...

Délicieux moment que ce petit bain passé à contempler notre si belle maison... Me voilà de retour !

M.

dimanche 8 juin 2008

Contre tes pieds

Cela ne s'est pas passé comme prévu...cela ne se passe jamais comme prévu. Ce qui est drôle, c'est que je ne peux pas vérifier si M. a lu le message précédent, et si la dérouillée d'hier soir correspond de sa part à une volonté de contre-pied. A contre-poil.
Point de tenue sport, mais le chemisier-cravate de la correction classe, à l'anglaise.
Pattie Smith, Horses, en rythme d'accompagnement. Aucune allusion aux scenarii ébauchés. La sanction est tombée, sèchement, sans cotillons, suite à un retard dans une petite course que je devais accomplir. Huit minutes de dépassement m'ont valu un nombre de coups de cravache en conséquence (selon un coefficient multiplicateur déterminé par M. et que je laisse en pointillés par esprit de suggestion et de sujétion).
J'ai donc dégusté, comme il se doit. J'en sens encore un peu les effets ce soir, en écrivant ces lignes, assis à mon bureau. Ce n'était cependant pas la volée de haut vol, le redressage hypersévère annoncé.
Simple prologue, mesure de clémence, envie de jouer et de détourner ?

mercredi 4 juin 2008

rossée du soir

Comme premier châtiment, cette page d'écriture, confession d'un e., penaud, venant présenter ses humbles excuses. Hier soir, j'ai fait une petite crise. Une de ces rébellions ridicule de e., un peu fatigué et susceptible qui conteste les recommandations et décisions de M. J'en ai fait tomber mon tablier et j'ai jeté à terre, rageur, le gant avec lequel je portais un plat. J'ai même haussé la voix, fait rare. M. sur le coup est restée très calme, m'a raisonné, a cherché à comprendre les raisons de ma colère. La punition différée et réfléchie n'en sera que plus terrible. Elle m'a demandé d'exposer ici les instruments susceptibles de servir à ma correction. Ainsi que ma culotte blanche de cérémonie. Et de préciser toutes les composantes de la pièce de théâtre à venir, dont je serai l'infortuné acteur. Pour me rendre honteux, et anxieux à l'idée de la rossée qui se prépare. Elle choisira elle-même un des trois, celui qui se prêtera mieux au redressage. La badine souple et vive, qui tombe très vite, la cravache plus lente mais d'une morsure plus profonde, ou bien ce fouet maniable qui distribue sans ménagement des coups secs. Elle écoutera également les suggestions des lecteurs qui peuvent proposer et participer au forum de cette fouettée publique dont chaque moment, avant, pendant, après sera mis en scène. Une sorte de fessée participative en quelque sorte. Le nombre de coups ne me sera révélé qu'au dernier moment. Je ne sais encore si je serai pieds et mains liés, sans défense, ou libre de me débattre, mais au risque d'augmenter la dose à chaque dérobade. Autre ingrédient, non négligeable, le nombre de jours d'abstinence. Délicieuse et douloureuse retenue qui doit aussi être fixée par M. Trois jours ? Une semaine...Plus ? Je n'ai le droit de choisir que deux éléments : la tenue de M. et la musique d'accompagnement. Dans la famille spankrockeuse, à l'aise dans ses mouvements, je demande la version petit débardeur moulant entre Marcel et Lara Croft, short en jean, Doc Martens (l'idée vient de ce ) et chaussettes jusqu'aux genoux, foulard sur la tête pour rajouter une touche pirate qui fustige le capitaine ligoté au grand Mât. Pour la Mélodie du whip et du clac, j'avoue hésiter entre deux modes : un petit morceau Moderato cantabile, plutôt classique, voire romantique. Genre Chopin. Ou quelque chose de plus remuant, façon Björk, White Stripes ou Gossip... Allez finalement je choisis un compromis. Quelque chose de Folk. Cat power : The greatest. Enfin une dernière incertitude, le jour F. Cette variable m'échappe totalement, ce qui doit me permettre de rester constamment aux aguets. Demain ? Après-demain ? Ce week-end ? En attendant de connaître les réponses à toutes ces questions, je représente à M. mes regrets les plus contrits. Pardon mon Amour, je vous Aime. Je mérite ce qui m'attend.

mardi 3 juin 2008

Burlat

Celles et ceux qui aiment la légéreté et les cerises se reconnaîtront.

Merci à M. pour ce délicieux clafoutis, délicieusement fourré, qui a ravi ce gourmand de e.

Comme toute récompense, dans un souci d'équilibre cher à l'éthique de M., annonce une punition à venir ; je prépare psychologiquement mes demi-lunes à l'idée de devenir griottes

C'est e. qui risque prochainement de s'en trouver tout guignolet.

vendredi 30 mai 2008

La dîme enchantée

Je sens la sève-taille s'élever, je vois le désir des signes prêt à bondir, j'entend glisser un baiser sur l'écorce furieuse.

J'abandonne sapience et vertu pour laisser s'exprimer mon dard babillard. Moi, slip blanc aux genoux, agenouillé ; Vous, Louve gourmande, ondulant dans vos Soies premières. Le moment approche doucement. La Fermière Générale se prépare pour venir lever l'Impôt, stimulant le corvéable d'ne petite danse de la redevance.

J'ai envie d'être à la hauteur de notre rituelle et tribale traite de début du mois, où au moins trois fois dans la nuit, étouffant mes cris, je dois faire jaillir la preuve diaphane et épaisse de mon Amour M. à jus cul e.

mardi 27 mai 2008

Mise en bouche

Vous m'avez mise en appétit avec vos histoires de clafoutis aux cerises et de crêpes... Je cours mettre mon tablier et prendre ma spatule en bois. La grande, celle qui est bien large, et idéale pour vous remuer, pardon pour remuer la sauce. Un fouet pour monter vos oeufs en neige, un pilon pour attendrir vos chairs, et un rouleau de ficelle pour maintenir mon joli rôti... La cuisine est un art mais pour moi c'est surtout un jeu. Le marmiton est cul-nu derrière son fourneau, la mayonnaise prend et la glace fond... Vite ! A table avant que le soufflé ne retombe ! M.

dimanche 25 mai 2008

M. couture

Bonne fête M. chérie. Merci pour tout ce que tu fais pour moi.
m. qui t'Aime.

Grues et Menhirs

Changement d'ambiance, à l'occasion d'un petit week-end en solo pour e., laissé à lui-même au bout des terres. Quelques clichés capturés lors d'une promenade matinale, le visage fouetté par les vents d'Ouest et rafraîchi par le petit crachin. Je suis sensible à la poésie des ports, surtout lorsqu'ils sont vêtus d'un manteau de grisaille. Et je laisse mes désirs vagabonder en contemplant, un peu médusé, ces impressionnantes grues et cette inquiétante aire de carénage pouvant suggérer des séances musclées...Reste à prendre le large, pour rejoindre M. sur une autre rive, lui présenter les cordes de la soumission et soulever mon caban pour recevoir la Fessée de retour...Vous m'avez manqué mon Amour, j'ai rêvé, inconscient, du réveil de ma pirate aux bottes et à la Cravache Noire, qui me retournerait comme une crêpe et transformerait mes demi-lunes en clafouti aux cerises.
Et je profite de ce jour de sagesse, pour vous souhaiter, avec m. la plus belle des Fêtes des Mamans.

jeudi 8 mai 2008

Figure de proue

Les chaînes barrent votre torse et vous entravent à ma proue,

vous roulez, vous tanguez sous la divine houle,

gémissez et pleurez sous le fouet des vagues.

Cruelle traversée pour marin égaré,

nous longeons lentement la brune péninsule,

cap au nord, tout là-bas, vers cette île de l'île,

que depuis toujours lèchent ces langues de sel.

Contre vents et marées, tu luttes et t'arc-boutes,

jusqu'à ce que, lassée par ce jouet mignon,

sur la grève, enfin, mes ondes t'abandonnent...

(C'est aujourd'hui la saint Désiré...)

M.

mercredi 7 mai 2008

flagellu

Existe-t-il plus beau Donjon ?
Souvenir corsé du cap Corse, doigt sublime et impérieux pointé sur la Grande Bleue, où nous fûmes fouettés par le libeccio et le Myrthe...
Bon anniversaire mon Amour.

mercredi 30 avril 2008

cap sm

J'aime beaucoup cette image...poésie du paysage, horizon bleu azur...invitation au voyage.

La richesse symbolique est assez grande pour un e.

Que choisir ? J'hésite.

La balustrade du premier plan ?

Les cactées dressés vers le ciel ?

L'étonnante grue rouge ?

La digue et son phare ?

Demain nous partons quelques jours avec m. sur une belle et sauvage île, pour fêter l'aniversaire de M.

samedi 26 avril 2008

biblio sm

Non, e. n'est pas noyé sous l'enduit de rebouchage, ni incapable de s'asseoir devant l'écran, suite à une correction à la truelle.

Le bricolage a été laissé provisoirement de côté. Les changements de braquet sont difficiles, et nous sommes pour l'instant immergés dans autre chose.

Il reste cependant un chantier que e. doit mener dans un avenir proche : le rangement de notre bibliothèque. La classification y est pour le moins anarchique, mélangeant genres et formats au gré des déclassements successifs.

Les livres "philosophiques" ont été il y a peu relegués au dernier étage, dit des Enfers, pour des raisons pratiques (le regard indiscret et de plus en plus dubitatif de certains amis vanille au fur et à mesure de l'augmentation du rayon concerné, et la débrouillardise de m. la petite canaille qui ne se contente pas de ses livres et adore piocher dans ceux de ses parents.).

Il reste cependant quelques ouvrages égarés dans les rayons du milieu...e. est d'une distraction...

mardi 15 avril 2008

brico, sm et déco suite

Suite des petits travaux de e...
Installer ces étagères dans la cuisine ne constitue pas un exploit...les conséquences pratiques sont néanmoins appréciables.
Mais le plus émouvant est de pouvoir ensuite exposer ces charmants mugs, parfaits pour un café ou un thé corsés...

jeudi 10 avril 2008

Brico, sm et décoration

Le coin du bricoleur...
Les lecteurs ont sans doute remarqué que la maison de M. et e. était plutôt de style ancien, avec quelques pièces toujours dans leur "jus"...

Sensibles au charme début de siècle, M. et e. n'ont pas songé tout de suite à aménager leur espace quotidien. Il faut dire que e. n'est pas très bricoleur.

C'est en train de changer. Sous le contrôle de sa contreMaîtresse, il a revêtu une salopette, acheté quelques truelles et entreprend de refaire une pièce - il faut commencer avec des objectifs réalistes...

Il s'agit de l'atelier-bureau, une ancienne cuisine, adorable avec son vieil évier en pierre...mais un peu cassée.

Il s'agit d'en modifier l'agencement pour organiser un vrai bureau...

e. est prêt à relever le défi. Et que cela enduise, rebouche, fore, perce...

Il est très motivé depuis que M. lui a promis que dans les plans de la pièce on établirait un vrai coin avec bonnet d'âne.

L'évolution du chantier ici...cela risque quand même de prendre un certain temps, e. est un grand débutant en la matière.

mercredi 2 avril 2008

culotté

Je n'aime rien tant que m'offrir. Baisser mon pantalon. Mon slip, mon boxer, mon caleçon, ma culotte. Me déculotter. Que me sont douces ces sonorités. Se promener en petite tenue. Cela vous a des réminiscences pubescentes. Défiler, un peu gauche et très libre de la cuisine à la salle de bains. Aller au coin, ou au petit coin. M. qui me prend par la main ou par Lui. Me conduit pour une petite séance de travaux manuels. Je ne garde que mes chaussettes blanches qui se crispent légèrement au moment de l'abandon...
Se donner aussi pour recevoir. Livrer ses chairs pour s'exposer aux giflures des lanières, aux morsures de la baguette. Le pantalon sur les chevilles, agenouillé ou adossé à une paroi de fortune. Les dessous baissés, et Toi qui a le dessus. Puni sans espoir de pudeur. Sacré dénivelé du sérieux costumé des sapes au cul nu rougi et boursouflé.
Chaque matin je choisis avec soin le sous-vêtement du jour. Comme si la couleur, les motifs ou les formes préfiguraient l'éventuelle déculottée du soir. Tissu immaculé qui devra subir l'humiliante inspection du retour. Astreint, un jour par mois, sans être prévenu, à la privation de lingerie. Sans armure, sans protection, sensations entre flottement et frottement...
Cela fait un long moment que tu m'observes sans rien dire, que tu consignes dans ton carnet secret mes petites révoltes quotidiennes. Je crains que les vacances ne se terminent...ou ne commencent...et annoncent une petite virée chez bricosm. Mes culottes ne sont que vos mains, douleur d'être ou de n'être pas puni. Plaisir subtil de l'attente...

vendredi 21 mars 2008

Nains, Donjons et Dragons (2)

De l'autre côté de la frontière des rêves, dans une petite vallée brumeuse loin des clameurs de la Côte...on y boit les meilleurs petits noirs du monde, les pizzas sont aussi fines que de la dentelle et les villages médiévaux vous font frissonner des chaussettes à la cagoule (que je ne porte pas).
Atmosphère : un vieux pont romain qui défie le temps, un Donjon terrible qui me paralyse de bonheur et des ruelles où chats discrets et mammas affables voisinent en paix . Un peu plus haut dans la montagne se trouve le musée des sorcières. Il paraît en effet que ce pays mystérieux est encore peuplé de farfadets, de nains et d'elfes. A condition de savoir fermer les yeux et de regarder autrement pour transpercer la normalité de notre quotidien. Quarante-huit heures dans ce petit coin perdu d'eau douce et c'est la déconnexion garantie. Attention, prévoir des cordes pour le retour à la civilisation.

lundi 17 mars 2008

Nains, Donjons et Dragons (1)

J'ai toujours aimé les nains...sans doute mon inclination pour l'univers "Donjons et Dragons" auquel j'ai pas mal joué pendant une période (un hommage au passage au père du jeu de rôle Gary Gygax, disparu il y a peu).

J'avoue avoir depuis reporté ma tocade vers les très décoratifs "nains de jardin", sentinelles de l'inutile, que j'aime particulièrement voir fleurir dans les appartements ou sur les balcons urbains.

Que j'aimerais être moi-même un nain de jardin, le temps d'un jeu bdsm !

Nous aurions trouvé avec M. la maison de nos rêves. Non pas une villa tape-à-l'oeil ou un pavillon bourgeois, mais une petite maison de village croquignolette, avec un bout de jardin, une treille riante, et une grange pour suspendre quelques anneaux et ranger quelques accessoires volumineux.

Et de temps en temps, M. sortirait son nain, fesses rouges, exposé dans le jardin...

Et si on commençait à s'entraîner tout de suite pour fêter la sympathique vague rose de ce dimanche ?

samedi 8 mars 2008

Venus attack !

8 mars 2008 : journée de la Femme.
Que tous les hommes soient aujourd'hui des soumis !
Et que ça saute !
Et que ça frotte,
que ça brique,
que ça astique,
que ça mijote !

vendredi 7 mars 2008

dernière de cordée

A M-oi de dérouler la chaîne lancée chez e. par Dame. Il s'agit donc de citer 12 tics ou trucs, dont 6 importants et 6 moins importants qui empoisonnent, ensorcellent ou émerveillent la vie.

Je ne m'en passerai pas :

1) aller dire bonne nuit à petite m. le soir avant de me glisser moi-même dans mon lit, sur la pointe des pieds pour ne pas la réveiller.

2) m'ennivrer du parfum capiteux du nénuphar de mon ang-e...

3) rester bien au chaud sous la couette alors que e. vient de se lever.

4) sortir prendre l'air pour un instant ou pour une grande promenade au moins une fois par jour.

5) écouter France Culture dans ma voiture, surtout quand il y a des bouchons.

6) manger de la salade et des légumes cuits à la vapeur (mon côté macrobio ou mon ascendance chèvre au choix...)

Je m'en passerai volontiers, je m'en passerai sans doute très bien :

1) aller travailler, tiens, et sans gagner moins en plus !

2) avoir envie de faire plein de choses, tellement de choses que je finis par ne pas faire grand chose...

3) aller à la piscine... (e. ne riez pas, s'il vous plaît...)

4) allumer mon ordinateur.

5) ranger mon bureau

6) faire une grasse matinée (de toute évidence et à mon grand regret, il semble que je m'en passe très bien...)

Je jette la chaîne en l'air, l'attrape qui veut !

mardi 4 mars 2008

Chaînes de lettres

Matinée volée (suite) : Et oui, il est difficile de choisir. J'ai donc décidé de privilégier les travaux ménagers sans pour autant me priver d'un temps de lecture et d'étude. Et puis j'ai quand même terminé cette belle matinée par une petite promenade sur le net. M. je crois était satisfaite de son "e."

Ce soir, je reçois de Dame la charmante invitation de répondre à une chaîne qui circule : "Qu'est-ce que t'as dans le ventre ?"

Il s'agit de mentionner 12 tics et trucs, dont 6 importants et 6 moins importants qui empoisonnent, ensorcellent ou émerveillent la vie.

6 TRUCS IMPORTANTS

1) Souhaiter Bonne Nuit à M. en lui tenant la main.

2) Prendre un petit déjeuner en deux temps : un thé et des tartines au réveil. Suivi du café du matin, un peu plus tard, accompagné d'un petit carré de chocolat

3) Lire Libé, en commençant par la chronique échecs et la dernière page "portrait" pour remonter jusqu'aux pages actualité.

4) Acheter des livres, louer des livres, lire des livres, collectionner des livres.

5) Avoir besoin de plaire aux autres, être sensible aux regards que l'on porte sur moi. C'est un gros défaut dont j'ai beaucoup de mal à me débarrasser.

6) Rêver d'une maison bio au milieu de la forêt, avec un petit jardin sympa et une grande grange avec poutres et anneaux pour installer un donjonou tout mignon à la mode "M." et "e", avec quand même un village pas trop loin où il y aurait une librairie, une presse et un café. Faut pas exagérer.

6 TRUCS MOINS IMPORTANTS

1) Laisser mon courrier s'accumuler, remettre au lendemain factures, rangements, contraintes en tout genre.

2) Promettre de faire souvent la cuisine, et finalement préparer un repas seulement une ou deux fois par mois...

3) Envie de prolonger mon trajet quotidien en train, d'oublier de descendre à la gare de mon lieu de travail, pour aller boire un café dans une ville inconnue.

4) Envie de recevoir une bonne grosse fessée-fouettée , attaché à un arbre, au milieu d'un champ de violettes pour fêter l'arrivée du printemps. Avec comme spectateurs des écureuils, des taupes, des hirondelles et qui veut.

5) Rêver de devenir artiste pour au moins une semaine : j'hésite entre pianiste et sculpteur ou vidéaste contemporain. Peut-être les trois en même temps pour organiser un spectacle.

6) Enfin lutter contre une tendance trop sage ou trop conformiste, changer mes habitudes : Oser un jour porter un piercing, aller au travail ou dans une soirée sans slip ou caleçon, venir à la cantine du boulot avec mon tupéroir de boulghour bio, mettre des vêtements bariolés, m'inscrire à un club de tai chi...

Je passe le relais à "M.", à "Elle et lui", à Kris et à July.

mercredi 27 février 2008

La cage et le carillon

Aujourd’hui une matinée volée se dessine pour « e. ». Une demi-journée de liberté non prévue à vivre au mieux. C’est toujours le moment des choix, difficile pour un e. versatile, volontiers indécis, et néanmoins soucieux de faire au mieux. Comment satisfaire au mieux M. et répondre aux nécessités du quotidien ? - Première hypothèse : l’ouvrage, le travail intellectuel. Se replonger dans les livres, terminer un article, non pas pour le goût du travailler plus, mais bien pour la passion, l’amour de l’étude. Se perdre dans le choix de tel ou tel mot, la recherche de telle ou telle citation, s’affranchir du réel dans le sanctuaire du bureau. Et peut-être obtenir la reconnaissance de M. lisant les quelques pages produites. - Deuxième hypothèse : plonger dans le réel, croquer le quotidien en retroussant les manches, en revêtant la tenue de soubrette. Ranger l’appartement, faire la poussière, passer l’aspirateur, préparer un petit plat pour le retour de M. ce soir. C’est sans doute un programme bien plus dans l’esprit, voire la norme du bon « e ». - Ne rien faire, perdre son temps. Jouir du moment présent pour feuilleter une revue osée et un peu oubliée, surfer librement sur les sites amis, ou jouer aux échecs en ligne; s’abandonner à la rêverie de tel ou tel scénario, boire un café sur le balcon en méditant, faire un peu de gym en en écoutant tintinnabuler le joli carillon offert par M., et pourquoi pas s’offrir une petite sieste. Cruelle et séduisante trilogie pour une balance. Ce n’est pas toujours facile d’être un « e. » laissé à lui-même. Surtout lorsqu'il s'agit d'un "e." multiple, à la fois studieux, attentionné, obéissant, capricieux, joueur, distrait... C’est toute la difficulté de l’exercice bdsm tel que nous le concevons. Ne pas tomber dans les clichés d’une soumission normée, régie par des règles intangibles, ou d’un contrat stéréotypé qui pourrait même au moment de la réalisation nous faire rire. Non, nous préférons le vivre librement, naturellement au gré des envies et du contexte. Lorsque le quotidien absorbe notre temps, le moment de la réalisation peut cependant s’avérer délicat, difficile à concilier avec le maelström des obligations. Il convient alors peut-être de trouver le juste équilibre entre la cage et le carillon…et pourquoi pas de suggérer, sinon un contrat, du moins une charte, ou un poème de règles. Quelques rimes sévères qui énuméreraient une échelle de punitions, sanctionnant telle ou telle faute pour donner un axe, un repère dans notre espace bdsm-vie réelle. Il resterait à trouver les justes châtiments, les trier, les ordonner, ensemble, à deux. Et les publier ici, avant de les chanter ensemble...

dimanche 24 février 2008

Gardons le cap !

Que devenons-nous ? Trois semaines de silence, c'est une première, c'est un record, c'est un scandale ! Comme la statue de Niki de Saint-Phalle, nous avons un peu la tête à l'envers. Rien de très original, rien que le tourbillon du quotidien, l'ogre chronophage du temps qui passe... Mais ce n'est pas une raison. Merci à vous tous, pour vos messages qui nous réveillent ! Nous espérons que ceci est un vrai retour, à deux. A nous maintenant de nous discipliner (e. devrait aimer ça...) pour réussir à harmoniser tous nos rôles. Dans l'ordre, rappel : une partie d'échecs est en cours. Les premiers coups sont : 1e2-e4 e7-e5 2Cg1-f3 Cg8-f6 3Cf3xe5 ... Trait aux noirs : pour l'instant seule July joue mais nous rappellons que tout lecteur peut proposer un coup pour les noirs. C'est une défense russe, solide qui demande de la patience. M. arbitre et veille à ce que e. ne regarde pas l'échiquier. Cher Lui, e. vous envoie un message sur votre blog pour vous donner nos coordonnées. Chère Dame, nous allons donc bien, m. pousse et sans être encore M. affirme son caractère et a des exigences... M. tient le choc, et mène tout son monde à la baguette. e. tient son rôle avec beaucoup d'application et d'amour. Il a cependant un petit peu tendance à être insolent ces temps-ci... A bientôt, nous l'espérons, M. et e.

vendredi 1 février 2008

M. le retour

Petit retour sur nos chères CorrespondanceS Maîtrisées après un très long silence.

M. est un peu débordée : à force de manier biberons et hochets elle a un tantinet laissé tomber badine, appareil photo et blog. Difficile lorsqu'on est happé par le tourbillon du quotidien de garder le cap et de réussir à tout concilier.

Heureusement que e. est là, pour garder la maison des Correspondances, aérer de temps en temps et poster quelques messages. Brave e. qui réussit si bien à être un papa merveilleusement présent, un soumis attentionné et un blogueur zélé. Il mériterait presque une récompense...

Hier soir, M. est rentrée très tard car elle avait une réunion. Un délicieux repas l'attendait alors que m. dormait dans son petit lit... Il mérite vraiment une récompense...

mercredi 23 janvier 2008

les douze travaux de e.

Au boulot e. !
Je dois rendre à M. un mémoire qu'elle entend contrôler à la fin de chaque mois.
Il est donc nécessaire pour me soumettre à cet examen, qui promet d'être sévère, de suivre une discipline rigoureuse.
Ce n'est pas gagné, car je cède volontiers aux appas de dame Paresse.
Il me faudrait un bureau isolé au sommet du Mont Ventoux, au fond de la cellule d'un Donjon isolé, ou dans la bibliothèque de quelque monastère perdu en plein désert.
Car dès que j'ouvre ma machine, je ne peux résister au plaisir de feuilleter ma collection d'images tentatrices...
Allez, e. un effort !
Cela ne doit pas me faire oublier la partie d'échecs en hommage à Bobby. Je prends donc les blancs et joue 1 e2-e4. Dame, July, X. et les autres : à Vous ! Proposez vos coups...M. se chargera de les exécuter.

vendredi 18 janvier 2008

la partie continue

Bobby Fisher est parti jouer une autre partie... Personnalité complexe, parfois trouble quant à ses prises de positions politiques, instrumentalisé pendant la guerre froide, s'arrêtant brusquement de jouer pour finir en cavale le personnage ne peut laisser indifférent. Etranges croisements...Il y a quelques semaines nous étions au théâtre pour voir une très belle et folle pièce de Lars Noren, Bobby Fisher vit à Pasadena. Aujourd'hui c'est au joueur d'exception, au magicien des cases et des pièces que nous voulions rendre hommage. Il laisse une oeuvre remarquable sur l'échiquier. En bon génie déglingué , sa vie aura été romanesque jusqu'au bout, il finit dans une obscure variante en Islande, le lieu même de ses plus grands exploits sportifs, lors du match de légende contre Boris Spassky en 1972. Mais la partie continue, les tournois commémoratifs vont sans doute se multiplier... Et nous, de temps en temps, dans la nuit obscure, à l'aveugle et à demi-nus nous mêlerons le plaisir du jeu aux sifflements des lanières, dans d'ardentes siciliennes...

jeudi 17 janvier 2008

e. côté jardin

Cages d'amour ou "amour en cage", la physalis, plante sauvage originaire du Pérou, est notamment utilisée en pâtisserie mais aussi en bouquet sec pour décorer une table (en bois ou en peau, sur laquelle M. peut poser son verre). Ses fleurs sont dentées et poussent dans les aisselles des feuilles...Huuummm. Une belle mascotte pour démarrer cette année...sa tige est dressée, anguleuse, légèrement velue ; son fruit est une baie rouge ou orange, enfermée dans un calice (attention les baies sont généralement toxiques, seules certaines variétés arrivées à maturité sont comestibles). Riche en vitamine C et diurétique qui plus est. N'est-ce pas parfait pour se préparer en douceur à une soirée pimentée ? J'ai envie de déguster avec vous ce fruit mon amour, de me laisser emporter par des baisers fougueux et acidulés, pour être prisonnier toute la nuit de vos caresses, de vos coups et de votre étreinte... Votre e. en confiture....

mercredi 16 janvier 2008

cuisine et dépendances

Déjà le seize et nous n'avons pas encore posté de message en 2008...Shame on us. L'espacement des messages traduit notre distance passagère avec le monde de M. et e.
Nous sommes un peu débordés. Besoin de vacances. Et surtout nous éprouvons la difficulté d'intégrer, d'incorporer nos recettes bdsm au menu du quotidien. Ce dernier nous apporte des satisfactions et des petits bonheurs toujours recommencés. Pas de frustration.
L'envie pourtant de renouer avec nos scenariis coquins et malins. Mijoter des petits plats. Faire voler le fouet, agiter la badine, bien aplatir la pâte au battoir et découvrir le tout...Mais cela demande un minimum de préparation, de disponibilité, de temps tout simplement pour glisser d'une situation à l'autre...Et nous ne voulons pas tomber dans des simulacres de jeux chronométrés, balisés, répétitifs.
En attendant les cordes, nous gardons le fil avec ce bel univers en guettant les découvertes amusantes dans la rue, ou dans nos lectures. La blogosphère permet de voyager, de rêver parfois à l'évocation de toutes ces histoires vécues ou fantasmées.
Ah trouver la forêt et l'arbre au fouet, et soudain devoir subir ce terrible châtiment...
Puis pour reposer les corps fourbus, voyager au pays des maux à Oberkampf. Ah Paris !
Puis pour se mettre en forme un peu de musique, avec deux beaux concerts, ici et.
Excellente année à toutes et à tous !

dimanche 30 décembre 2007

Réveillon no classic !

M. prépare la soirée du réveillon et révise ses classiques... A quelle sauce va-t-elle manger e. cette année ? Elle hésite, et ne doit pas oublier que selon la croyance familiale, l'année est à l'image du jour de l'an... 2008 risque d'être une année brûlante ! Très bonne fin d'année à vous tous. A bientôt en 2008 ! M. et e.

mercredi 26 décembre 2007

BONNES FESTES

Joyeux Noël à tous. Bonnes fê(s)tes.
Bons liens, bons scenarii, bonnes découvertes...avec les cadeaux et les rubans déposés dans nos jolis souliers !!!

samedi 15 décembre 2007

tannées folles

Tout un programme. Toutes poutres dehors, avec en plus de quoi suspendre. Jardinage des demi-lunes en perspective, nettoyage des peaux pour préparer les fêtes... Quels nouveaux accessoires dans la hotte de M. cette année ? Quels châtiments la mère fouettarde réserve--t-elle pour e. le dur en cuir ? En images prochainement...