Blog écrit à deux mains, voire quatre. Pour le plaisir des mots et des yeux. Inutile de surligner, laissez vous guider par leS Majuscules... Nous tenons à avertir les visiteurs du caractère "érotique" de certains écrits et de certaines photos. Ce blog est donc réservé aux adultes, à un public majeur. Nous déclinons de plus toute responsabilité sur les commentaires laissés par les lecteurs. M. et e. et parfois aussi e. et M.
vendredi 5 octobre 2007
Le dessous des cartes
dimanche 30 septembre 2007
Lacets de fer
dimanche 16 septembre 2007
En mêlée
On ne pouvait pas échapper au culte du ballon ovale (précisons tout de suite que nous aimons ce très beau sport). Les publicitaires en font un peu trop au niveau marketing en ce moment et les joueurs ne semblent pas très à l'aise dans ce nouvel exercice ( sponsors à gogo, même le grand Zizou qui s'y colle, calendriers érotico-kitsch, séquences émotion dans les vestiaires, dossiers "les femmes et le rugby" dans les magazines, nous voilà servis).
Mais il faut reconnaître que c'est un juste retour des choses et une reconnaissance médiatique bien tardive pour un sport qui le mérite. Alors ne boudons pas notre plaisir.
Désormais cela ne plaisante plus. C'est du sérieux, c'est de l'art même quand on voit évoluer les équipes de l'hémisphère Sud. Ah, ces corps entrelacés pour une danse du muscle et de l'intelligence ! Car les règles sont aussi subtiles que celles d'un beau scénario sm. Comment ne pas approuver le fait que la balle doit être envoyée en arrière ? Comment ne pas vibrer au rythme des mêlées ondulant parfois sur le terrain comme un animal sauvage ? Comment ne pas rêver et trembler face à ces plaquages francs et sévères ? (e. pense à des entraînements très SM avec une équipe de dominas intraitables auxquelles il chercherait à échapper : plus fort que les séances du SM Football Club). Et M. a un faible pour la fréquence des pénalités. Deux poteaux, une cravache et ces beaux gaillards qui n'attendraient qu'elle...
Pendant ce temps-là les Bleus se rattrapent de la déconvenue face aux Pumas en donnant la fessée aux pauvres namibiens. Ah, les percées du grand Chabal (quel homme !), les courses élégantes de Michalak...On en redemande avec de beaux quarts de finale face aux majestueux All Blacks ou contre des Ecossais en kilt...
mardi 4 septembre 2007
mardi 28 août 2007
carte postale
vendredi 24 août 2007
sm dans le tiroir
lundi 20 août 2007
cauchemars de e. (suites)
mercredi 15 août 2007
Carte postale
vendredi 10 août 2007
Cahier de vacances (3)
Un détail insolite mérite d'être relevé sur cette image. Combien de secondes vous faudra-t-il pour le trouver ?
lundi 6 août 2007
Fenêtre sur cul
dimanche 5 août 2007
Le cauchemar de e.
vendredi 3 août 2007
Armoire à glacer
Pour commencer, et pour profiter de l'imposante armoire qui ornait notre chambre d'hôtes, séance de méditation à genoux et dans le plus simple appareil.
L'occasion pour e. de se préparer mentalement à l'avalanche de coups, qui ne va pas tarder à s'abattre sur son postérieur si sensible.
M. hésite encore sur le lieu mais n'oublie pas la suggestion de Dame, à savoir la fessée publique...
vendredi 27 juillet 2007
Cahier de vacances (2)
Cahier de vacances (1)
mercredi 25 juillet 2007
Chemins de traverse
dimanche 8 juillet 2007
Cahier de vacances (0)
dimanche 1 juillet 2007
Carte postale
vendredi 22 juin 2007
Faites de la Musique SM
C'est l'occasion d'entamer un spank rock endiablé, un whip tango ou une valse de la badine...
Sifflements, claquements résonneront sur les timbales de votre partenaire pour votre plus grand plaisir M.élomane.
Variez le rythme, le tempo, imprimez des notes de couleur sur votre partition vivante. Métissez les genres, du punk à Bach, pour la ou le rendre fou, faites de votre cravache un archet inspiré, rajoutez quelques cliquetis de menottes, et n'oubliez pas, bien sûr, les cordes...
Partez à la rencontre des autres, organisez un grand concert ouvert à tous dans votre auditorium-Donjon. Oui faites de la musique, un beau symbole, un beau rituel pour faire chanter l'été dans la joie et le partage, pour faire reculer ces tristes ondes qui ne savent que vanter des valeurs de repli, de travail ou d'exclusion.
mercredi 13 juin 2007
La morsure de la geôlière
vendredi 8 juin 2007
cach-O cach-e.
Rêves de cachot...
Ployant sous le faix des fautes commises, e. doit accepter la seule solution qui s'impose à M. Quelques heures de méditation et de pénitence le ramèneront à ses fondamentaux de soumis.
S'interroger sur le sens du respect et des désirs devancés. Cesser de jouer avec la menace du châtiment par ses négligences trop souvent recommencées. Se plonger en lui-même pour rechercher la force qui l'anime, maîtriser les pulsions de son ego pour se dévouer davantage à l'Autre. Deux ou trois visites, dans la nuit, masquée, pieds nus, "mon coeur n'est que vos pas disait le poète", portant sur un plateau "la morsure du serpent", aiguiseront cette réflexion et dresseront un peu les chairs à vif.
Le bruit sec et insistant de la grosse clef qui renvoie e. à sa solitude. Le cul en demi-lune rougie, un peu piteux, e. au fond de son cachot recevrait la visite de quelques esprits, démons, fées, visiteurs, amusés et curieux qui couvriraient le pénitent de quelques brocards humiliants, dans un état de demi-veille.
Encore animé de la venette d'une prochaine visite, il serait reveillé, à l'aube, par un bol de café fumant et quelques viennoiseries pour saluer cette épreuve et récompenser ses efforts...
Une nouvelle journée commence où e., neuf et tendu, dressé en cachette, peut se consacrer complètement au service de M.
Au risque d'augmenter la fréquence des visites dans sa chambre clandestine.
dimanche 3 juin 2007
Bonne fête des M.
samedi 26 mai 2007
morsures et caresses
mardi 22 mai 2007
Fleurs de Cactus
C'était ce week-end la première édition de la Fête de la Nature. L'occasion pour M. de revêtir son tablier de jardinière et de faire un tour au jardin...
Jardin rêvé, jardin virtuel (nous n'avons que deux petits balcons), où les semis soumis poussent en silence sous le contrôle d'un épouvantail dominateur. Le jardin de M. et e. serait bien sûr un jardin éSème, conçu avec soin par M. pour l'agrément de e.
A la manière des jardins potagers, il serait composé de plusieurs plates-bandes thématiques : à la place d'honneur le carré des plantes à épines : cactées, rosiers, ronces des bois et chardons y poussent à foison, mêlant leurs dards acérés, sans oublier un pied de houx pour décorer e. pour les fêtes de Noël... C'est dans cet épais bosquet que M. envoit e. lui cueillir à mains nues de foisonnant bouquets. Elle aime le mariage étrange du chardon crépu et de la ronce des bois sur la table de son salon.
A la place de l'insipide pelouse des pavillons banlieusards, M. a laissé la partie centrale du jardin en herbes : c'est là que s'épanouissent les orties brûlantes et autres plantes urticantes, comme la berce du Caucase dont les fesses de e. peinent à oublier la sève mordante... M. a mêlé à cette mer de feu quelques poétiques touffes d'Adonis d'été au joli nom populaire de Goutte de sang et d'Agrostide ou Jouet du vent et lorsque le soleil couchant fait danser son pré rougeoyant, M. rêve en pensant à son jouet joli...
Dans un autre coin du jardin, plus sombre et plus humide, M. cultive ses plantes inquiétantes : les Drosera carnivores, l'Euphorbe noire ou le Datura tramoine, hautement toxiques, dont elle se sert pour préparer de mystérieux breuvages destinés à décupler les forces (et les formes de e....) ou des onguents magiques pour calmer blessures et morsures.
Enfin, sur la fenêtre de sa chambre, M. a installé des pots pour accueillir ses plantes fétiches, celles qui la font sourire quand elle ouvre ses volets le matin : la Bourse à pasteur, dont les fruits semblent vides à la palpation..., le Peigne de Vénus si joliment nommé, et la majestueuse Verge d'Or...
Si cette promenade buccolique vous a plu, allez donc faire un tour dans les jardins du Château de Miserey à côté de Giverny : il y a fort à parier que vous adorerez leur Enfer...
vendredi 18 mai 2007
Ouvert à toute proposition
Chère M.,
Dois-je vous avouer, voire vous confesser, que je me sens d'humeur très servile et soumise ces derniers temps ? Cela n'aura pas échappé à vos yeux vigilants...
Je suis ouvert à toute proposition...toute exploration...toute punition...
Pardonnez tant d'impudeur et tant d'ardeur !
J'ai des pensées polissonnes, pour ne pas dire cochonnes, je pourrais presque faire tourner l'étable avec mes rêves fantastiques.
Je fais aussi souvent le blog buissonnier, et, au détour d'un chemin, je rencontre souvent de bien jolies histoires, ici par exemple...
Alors je médite, j'imagine, je m'abandonne.
Je sors le coffre à toys et soigne la déco, les tissus, l'harmonie des couleurs...
Je me mets en scène, m'effeuille légèrement ; me cache, un peu honteux.
J'attends, exposé, offert et ouvert.
Je pousse déjà des petits cris intérieurs, comme un soliste appliqué qui répète le concert à venir.
Je tremble, très légèrement.
J'attends de tout mon corps tendu.
dimanche 13 mai 2007
A pieds joints
C'était hier la Sainte Achille, l'occasion, cette année encore, de célébrer talons et orteils...
Dans son carnet noir, e. a consacré un chapitre nommé "Pieds de nez" à ces extrémités : "Fétiche suprême, sujet délicat, car humiliant. l'objet du désir est à raz de terre, dégage parfois des parfums un peu forts. On renifle sa honte dans cette adoration sensible et fidèle. Il peut être difficile d'en parler, la gêne est parfois palpable, c'est un des enjeux récurrents du SM. Il peut cependant y avoir de simples regards qui signifient "Aux pieds, ne bouge plus" ou "enlève mes bas et lêche mes pieds (...)".
C'était donc l'occasion de tester son obéissance et sa dévotion. Une petite séance de soins a été organisée dans la salle de bains : lavage minutieux, massage à l'aide de crèmes variées et pose de vernis... Et pour finir, adoration suprême, e. a déposé son offrande sur les pieds de sa M-aîtresse.
jeudi 10 mai 2007
Seins de glace
Pourtant, le jardinier prudent de doit pas oublier certains évidences du calendrier : demain, 11 Mai, débutent les saints de glace ( Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais) qui se traduisent fréquemment par un brusque refroidissement.
Gare donc aux semis-soumis, aux bourgeons précoces et aux fruits naissants ! La morsure de la Reine des Glaces risque de leur laisser des traces douloureuses. Les M-jardinières veilleront donc à rentrer les soumis les plus fragiles sous abri (cadenassé). Pour les autres, un paillage des pieds devraient suffire. Si la montée de la sève s'avérait trop avancée, la seule solution pour protéger les fruits de vos désirs consiste à les arroser au moment où les températures sont les plus basses : en gelant, l'eau se transformera en coquille de glace, maintenant ces rondeurs délicates à 0° et les protégeant donc du gel... N'oublions pas le dicton populaire : "Le premier des seins de glace, souvent tu en gardes la trace !"
Il est enfin à noter que dans les régions les plus septentrionales de l'hexagone, un quatrième Saint (Saint Urbain) prolonge le trio et appelle à la prudence jusqu'au 25 Mai. Ce n'est qu'ensuite seulement que les M-jardinières pourront pleinement profiter de leur soumis au jardin, de jour comme de nuit. "En Mai fais ce qu'il te plaît !" (Attention ce dicton ne s'adresse qu'aux M. et D. !)
M.
mardi 8 mai 2007
Diamant noir
vendredi 4 mai 2007
mardi 1 mai 2007
Red balls
Ce soir, un grand moment de sport, une finale avant l'heure, dans une compétition aux accents très éducation anglaise.Liverpool-Chelsea, ou une opposition de style et de couleurs :
- D'un côté les Reds, fondés en 1892, dans une ville ouvrière, berceau du rock et de la pop music, et bercée par la Mersey. Un club de tradition populaire, au jeu offensif, symbolisé par sa tenue. Bill Shankley, le manager de 1959, décida en effet que ses joueurs seraient désormais vêtus tout en rouge (short, maillot et chaussettes) pour impressionner l'adversaire. Aujourd'hui la fougue de Steven Gerrard, et les airs lunaires du géant Peter Crouch ont fière allure dans la surface de réparation du mythique stade d'Anfield. Nous ne devons pas oublier la triste finale de 1985, où les supporters du club avaient fait honte au football. Désormais Liverpool, après avoir été mis au ban quelques années, s'est bien racheté et a démontré dans les dernières éditions son amour du jeu et sa spontanéité, loin des calculs mercantiles ou du jeu fermé d'autres clubs. La devise "You'll never walk alone" fait appel à des valeurs de solidarité et de jeu collectif qui nous paraissent essentielles.
- De l'autre, Chelsea. les Blues. Fondé en 1905, ce club londonien s'installe dans les beaux quartiers de la capitale britannique. Depuis quelques années, il est devenu le symbole de l'argent au service du sport, en recrutant à grand renfort de millions les meilleurs joueurs du monde, et en choisissant comme manager un milliardaire russe. Ou l'ultra-libéralisme, balle au pied. Il y a d'ailleurs peu de supporters à Stamford Bridge qui peine à se remplir, ce qui fait penser à un des clubs de notre championnat hexagonal...Certes, l'équipe actuelle a fière allure. Essien (M. le trouve très beau), Drogba, Ballack, Makélélé, Chevtchenko sont de très grands joueurs. Mais suffit-il d'additionner les meilleurs sur le papier pour emporter la victoire ?
Nous le saurons ce soir. En attendant, nous affichons nos couleurs !
vendredi 27 avril 2007
verges de cuir
Nous sommes passés aujourd'hui devant une galerie dont la vitrine nous a donné envie d'entrer : le titre de l'exposition, "vierges de cuir", ne nous a pas laissé indifférents. Nous n'avons pas été déçus par les photographies du jeune artiste qui évoquent notre univers de façon baroque, entre fétichisme et mysticisme.
Pour le découvrir, c'est ici.
Du coup, cela nous a donné envie de ressortir nos albums photo, et nous avons redécouvert une série que nous avions nommée "à mes pieds" dont voici un inédit...
Chez les amis, on trouve aussi de très belles photos, qui font écho à la thématique de ce soir. A découvrir ici.
mardi 24 avril 2007
Accroche coeur
24 Avril.
Saint Fidèle.
Je vous menotte. Vous me ceinturez.
Nous nous attachons l'un à l'autre.
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Nul besoin de se mettre la corde au cou.
Laissons-là cordes et chaînes,
ce ne sont pas ces liens là qui nous unissent et nous réunissent...
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Dans mon for intérieur, pas de prison dorée,
vous le savez, la clé est sur le cadenas,
Vos yeux sont mes aimants, je vous aime !
M.
lundi 16 avril 2007
SéréMonie
La date a été fixée une première fois. Puis reportée. Comme un ressort, une ultime pirouette du désir.
Le Jour "J" comme jouissance, il a fallu tout préparer. Les courses pour le petit plat, indispensables pour inviter tous les sens au banquet. Le décor, minimal, un fauteuil et un tapis dans le salon, en guise de boudoir. Pas besoin de trop de pompe. Il y en aurait bien assez. Quelques bulles symboliques et légères pour M. (et surtout pour m). Modération de circonstance pour rester concentré et ne rien perdre de la libération.
e. est prêt, en tenue légère. M., elle, est hiératique et surprenante avec un bustier rouge et un foulard de pirate.
Lecture apéritive. Quelques pages de Montorgueil, dites à haute voix, pour se mettre dans un bain de dressage. La nouvelle des quatre jeudis, une des préférées de e.
"- Si vous vous déculottez vous-même, vous en aurez cent coups. Si je suis obligée de vous déculotter comme l'autre jour, vous en aurez cent cent cinquante. Choisissez.
- En disant cela, elle cinglait légèrement le cuir d'une de ses bottes. Ce bruit avait quelque chose de si fascinant que Jean-Louis ne répondait rien et regardait seulement ces jambes magnifiquement gainées comme s'il n'eût pas entendu la question.
- Allons ! J'attends. Vous vous déculottez ?" ( Bernard Montorgueil, Dressage, Le Pré aux clercs, 2000, p. 109)."
Terriblement efficace. e. est troublé. C'est le moment que choisit M.
Première offensive. Effeuillage progressif. Soudain, prise en main musclée. Deuxième approche plus lente et déroutante, délicate, comme on entretient une orchidée. Puis, une avancée gourmande, distillant quelques petits aiguillons salés. e. est sur le point de défaillir. C'est le moment d'aller retrouver le placard, fidèle témoin, terrain rituel de ce jeu. Tee-shirt entre les dents pour étouffer les cris, mains contre le mur, fesses bombées. La cravache n'a plus qu'à éxécuter sa petite danse de la pluie.
M. s'est chargé de doucir l'ouvrage à la main, un travail d'orfèvre. Avant de s'offrir une ultime pâtisserie, pour recueillir lentement cette offrande née de nos désirs entrelacés et reposés...
J'ai prononcé deux mots. Simplement.
Cette cérémonie était magnifique.
e.
vendredi 13 avril 2007
Ronces et bourgeons
Le Printemps est là, surtout dans la capitale, où le beau temps permet de sympathiques pique-nique au soleil. Dans le Sud, malgré les nuages, la sève ne cesse d'irriguer les végétaux de tout poil.
Ce mannequin, au détour d'une rue, lors d'une promenade dans le quartier, n'a pas manqué d'interpeller l'imagination féconde et troublée d'un e. au bord de la rupture. De quoi donner envie de voir ce qui se passe de l'autre côté de la grille...et de quoi inspirer M., prête à revêtir tablier et bottes de caoutchouc pour cultiver le jardin secret de e...
Les fesses de celui-ci risquent fort de rosir et fleurir sous sa main verte. Les tuteurs serviront alors de badine. Et, lorsque le temps de l'abstinence - bientôt - sera passé, elle compte bien user et abuser de son engrais bio pour enrichir son terrain de jeux. Elle promet, pour le rassurer, d'éviter de se servir de son sécateur. Elle préfère surveiller l'éclosion des premiers bourgeons ...
lundi 9 avril 2007
Sans limite
Pour nous changer les idées, nous sommes allés visiter un site archéologique non loin de chez nous. M. avait décidé une pause dans l'initiation de e. Et pourtant...
Les arènes sont fermées... Le parcours commence par les thermes, où M. observe alors avec attention les ruines du frigidarium et des latrines, où elle ferait volontiers jouer e.
Il y a, hélas, un peu trop de monde.
e., lui, se demande s'il n'a pas des hallucinations : il voit des bites partout, colonnes, bornes, autels... Et qui plus est enchaînés !
Il ne manque plus qu'une statue du Dieu Priape et quelques fouets utilisés lors des Saturnales pour que le tableau soit complet.
Des vestales descendent la voie romaine pour venir le narguer.
Et portent des libations pour briser sa résistance tout en entonnant un chant envoûtant...
C'est un complot !
samedi 7 avril 2007
Douche froide
Notre périple initiatique se poursuit. De jour en jour, la situation est de plus en plus tendue, le désir de plus en plus dévorant, la frustration de plus en plus palpable...
Parmi les petits jeux et châtiments qui ponctuent ce parcours, j'accorde une place spéciale au rituel de la douche, exercice sous haute surveillance car la caresse de l'eau ne manque pas de provoquer une réaction immédiate de ma petite catin.
Je lui accorde l'autorisation de se caresser furtivement, pour se savonner, mais aussi par perversité, pour entretenir son trouble. Je le fais d'autant plus volontiers que je contrôle de bout en bout ses ablutions, et peux donc me délecter de ce spectacle.
Etrange paradoxe ! Me voilà à mon tour soumise à la tenaille du désir, devant ce corps humide et en émoi auquel il me faut résister. Demain, il sera puni pour tant de provocation, en recevant une fessée bien brossée !
M.
jeudi 5 avril 2007
Branle-bas de combat
Nous y voilà !
La petite séance de méditation s'achève pour e., assis sagement dans l'obscurité du placard, yeux bandés, boxer moulant serrant son membre sensible. Il est temps pour M-oi d'intervenir et de venir tester sa résistance d'apprenti yogi.
Cette première correction se doit d'être progressive et gentiment mais fermement administrée. Il s'agit surtout de mesurer sa "réactivité", tant sur le plan du rougeoiement de son postérieur que sur celui de l'arrogance de son vit... Les premiers coups tombent dans le silence des étagères surchargées. Il est concentré, notre petit yogi, il ne pipe mot ! Ce sont sans doute les vertus de la méditation... Je finis quand même par lui arracher quelques petits gémissements.
Ses fesses brillent de mille feux empourprés dans la pénombre. Ce n'est pas la seule partie de son anatomie qui se soit embrasée sous la badine-allumette : sa verge se dresse comme un phare turgescent. Pompier pyromane, je tente d'éteindre l'incendie. Ma main brandit la torche indécente, tandis que ma bouche tente d'étouffer ses flammes. Vainement. Sous mon souffle chaud, le brasier crépite et l'incendie semble prêt à gagner jusqu'aux étagères du placard-cage. Il est peut-être temps d'arrêter si nous voulons que ce petit jeu continue...
M.
Difficile d'enchaîner après ces beaux mots de maux...d'autant que je suis dans un drôle d'état, le clavier branlote un peu. Je me remets de la branlée évoquée plus haut. Qui m'a calmé dans un premier temps. Je n'ai pas dit un mot, serrant les dents à chaque fois que la gifle de la cane pénétrait dans mes chairs exposées...
Puis, très vite, à nouveau, branle-bas de combat des sens. Les caresses répétées de M. jouant avec les limites du désir, faisant danser ses doigts, avant de vite se retirer, me maintiennent pendant une partie de la nuit en éveil. Les pores de la peau, complètement électriques, je me réveille, petit branleur, avec l'envie de libérer cette chose qui hante mes pensées. Je repense à un livre de Moravia qui m'avait, adolescent, marqué ; j'en ai oublié le titre précis, c'est quelque chose comme "Lui" et il s'agit pour l'essentiel du dialogue entre le narrateur et son membre. Château ou donjon branlant une partie de la soirée, j'attends le soir, quand M., peut-être décidera de chatouiller de sa langue mes rêves les plus fous...
Peut-être décidera-t-elle aussi de m'ignorer complètement et de m'imposer une totale abstinence. Peut-être daignera-t-elle m'accorder une ou deux petites branlettes contrôlées, juste pour huiler la machine. Tout dérapage n'est évidemment même pas imaginable. Je dois d'ailleurs lui demander l'autorisation, à chaque fois que je me rends aux toilettes., et elle surveille de près le matin une douche très sensible. Le contact de l'eau tiède est une délicieuse épreuve...
Je ne me suis jamais autant senti catin, e. pudique, volontiers mondain, je me laisse aller à écarter les jambes dans le lit, m'offrant aux perverses manipulations de M., je me surprends à songer sans cesse aux turpitudes de la chair...Je la vis, je rougis, je branlis...tous mes repères explosent, en attendant...Je m'imagine, pour la cérémonie de la libération, quai de Branly, face à une statue océanienne...je suis dans un drôle d'état chère M., avec en plus ces personnes qui suivent notre feuilleton, aiguisant notre désir avec cette petite pincée d'exhibitionnisme qui relève encore le goût de la recette. Je crains que d'autres branlées ne surviennent pour me maîtriser...
e.
mardi 3 avril 2007
Volée de bois vert
Désir, frustration et plaisir. Superbe trilogie qui devrait rythmer nos jours et nos nuits à venir... Belle aventure dans laquelle nous voilà embarqués et que nous devons à Dame, qui a consacré à ce thème plusieurs très beaux messages (dont le dernier ici) Nous avons commencé hier par une "mise en jambes" ou plutôt devrais-je dire une "mise en bouche". Démarrage sur les chapeaux de roues, sans transition ni progression aucune, avec une mise à l'épreuve immédiate de e. M. a, en effet, réfléchi à un programme -théorique car il dépend du bon vouloir de m. ! nous cumulons les handicaps...- qui décline la thématique des 5 sens, tout en restant d'essence SM.
Demain, après l'inévitable café de e. (que, magnanime, je ne supprime pas pour l'instant) séance de méditation, en petite tenue, dans un lieu que je n'ai pas encore choisi, et petite fouettée matinale pour réveiller ses sens et stimuler son endurance... Je sais que cette correction appuyée ne le laissera pas de marbre : son membre de bois vert en témoignera. Mais même si c'est le Printemps, sa sève devra rester contenue...
Au jeu du dictionnaire, j'ai tiré deux mots : "émulsionner" et "laiteux". Curieux, non ?
M.
lundi 2 avril 2007
Mettre à part
Ces robinets majestueux, prometteurs mais fermés, comme première représentation de ce désir contenu. Deux jours que l'initiation a commencé, déjà. Ou seulement.
Rien ne s'est vraiment passé pour l'instant. Nous en sommes à la définition des règles du rituel à venir. La simple évocation de ce jeu de la frustration suffit à faire naître des sensations de plus en plus fréquentes et rigides au niveau de mon bas-ventre en émoi.
Nous avons juste commencé à "jouer au dictionnaire", ce qui signifie dans notre lexique amoureux et complice, ouvrir au hasard une page du Robert, pour y chercher un ou deux mots et composer des connexions et correspondances. J'ai tiré, ce jour, "privation" et "rinçure". Troublant.
M. rédige quelques lignes sur son carnet rouge, mémoire de ses désirs et de mes punitions soigneusement consignées. Elle est concentrée et m'ignore pour l'instant.
Tant d'inconnu me désoriente. Aucune idée des gages et des sollicitations qui m'attendent, je guette l'annonce des provocations qui n'auront pour but que d'affoler ce désir contenu. Nous avons fait une promenade au bord de l'eau, en ce début d'après-midi. Je ne sais pourquoi mon regard était irrésistiblement attiré par le phare rouge, au bout de la jetée...Je rêve de plages de sable fin, de noix de coco, de pieds nus dans des sandales, de Palmes fouettant mon épiderme. Fétichismes d'un désir d'Eté, premières manifestation de la frustration, les images se multiplient de plus en plus, les songes érotiques compensent l'absence de jouissance.
Un bon e. doit savoir larguer les amarres, se montrer un bon petit mousse, et préparer un jeu de cordes pour les déposer aux pied de M. la capitaine, la pirate, la corsaire. Je ne sais quand je pourrais à nouveau toucher crier "terre, terre", et laisser exploser ma joie en inondant d'une sève fertile cette nouvelle Cythère où nous accosterons enlacés...
J'ouvre une dernière fois le dictionnaire, avant de refermer ce premier message, et je tombe sur "maculer".
e.
dimanche 1 avril 2007
le doigt du désir
l'amazone altière se dresse devant lui.
Il courbe l'échine sous le doigt menaçant,
patient, soumis, obéissant.
Sa canne de roseau ne rompt pas sous les coups, il le sait :
archet dans ses mains de musicienne,
pinceau ou couteau de l' artiste,
l'instrument grave une complainte riche en couleurs sur son postérieur en transe. ..
La Dame de la nuit hante ses rêves de son ombre brûlante...
Il se prépare à être initié, apprenti yogi, c'est ce soir que commence son initiation, sous l'égide de cette belle apparition. Nous en publierons ici les règles et en donnerons les impressions pour que vous puissiez suivre la partition de ce ballet de désir et de frustration mêlés...
dimanche 25 mars 2007
Annonciation
dimanche 18 mars 2007
Rue des désirs obscurs
jeudi 15 mars 2007
Sévices du Grevisse
Humm, le son et les phonèmes des "aïe" et des "ouille", qui nous secouent les occlusives et les fricatives, les jolies phrases simples sujet-verbe-complément comme "j'ai mal aux demi-lunes", les cédilles tracées par la badine, les accords du participe fessé, l'art de la M.ajuscule et de la minuscul-e., les syntagmes auxquels on se voue, les conjonctions de subordination et de soumission, les registres de langage dans nos jeux, du "soutenu" au "bondagé", les règles (en fer ou en bois) et les exceptions qui provoquent les punitions, le point-virgule qui fouette notre imagination, l'ellipse de correction en guise d'attente ; j'aime quand tu es singulière et que tu me déclines un pluriel en italique sur le bas du dos...
Bref l'inventaire ne manque pas de sel et mériterait un petit manuel pour accompagner nos séances d'Education Anglaise !








